En décidant d’intervenir militairement en Syrie, en septembre 2015, Moscou a sauvé le régime de M. Bachar Al-Assad et lui a permis de récupérer la plus grande partie du territoire perdu. Le Kremlin cherche désormais à imposer sa vision d’un règlement politique, tout en gardant un point d’équilibre dans ses relations avec tous les acteurs impliqués sur le terrain : Occidentaux, Turcs, Israéliens, Saoudiens, sans oublier les Iraniens.

Vendredi 13 avril, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont procédé à des frappes aériennes en Syrie, contre des sites stratégiques du régime. L’offensive occidentale a été perçue comme une agression par les alliés de Bachar al-Assad, entraînant dans ce jeu de puissances, une plus grande affirmation de deux blocs, et augmentant les tensions. Ces bombardements marquent-ils une nouvelle étape dans le conflit syrien ? Pour nous éclairer, l’analyse de Karim Pakzad, chercheur à l’IRIS.

Plus qu’un fait avéré, les démocraties sont le jouet et la mainmise d’entreprises internationales et des organismes financiers. La gestion des états est aujourd’hui organisée autour de ces dictateurs financiers et du monde boursier internationalisés faisant et défaisant aux grès de leurs avidités, accepter des lois iniques, obligeantes et rendant dépendantes. MC

La France est-elle une cible privilégiée pour le travail de reconquête des opinions occidentales par Vladimir Poutine ? C’est l’avis de Cécile Vaissié, professeure en études russes, soviétiques et post-soviétiques à l’université Rennes-II.

Coup double pour le président russe, qui vient de faire irruption sur le champ de bataille syrien. M. Vladimir Poutine a fait savoir qu’il avait reçu au Kremlin le président Bachar Al-Assad ; dans la foulée, il a organisé une réunion quadripartite (Etats-Unis, Russie, Arabie saoudite, Turquie) sur le « processus politique » censé succéder aux frappes militaires. Une fois de plus, la France semble hors jeu.

On s’en veut un peu de paraître sacrifier à nouveau (1) au culte du tsar de la Sainte Russie. Mais, alors que les Américains n’ont pas de solution pour résoudre la crise syrienne, et que les Européens – malgré la tentative de Laurent Fabius, ministre français des affaires étrangères, de réunir ce mardi à Paris les « principaux partenaires régionaux » de la Syrie (mais sans l’Iran ni la Russie…) – paraissent pratiquement hors-jeu, leur grand cousin de l’Est, Vladimir Poutine, réussit un « sans faute » depuis près d’un mois, maîtrisant – non sans audace – une séquence militaire, et maintenant aussi diplomatique et politique, qui signe le grand retour de la Russie sur la scène internationale, assez loin de sa zone d’influence habituelle.

L’horreur se répète inlassablement en Méditerranée. Ce trait d’union qui jadis jetait des ponts entre les peuples et les civilisations, véhiculait les savoirs, les saveurs et les techniques, s’est transformé en un sinistre grillage que tentent de franchir au péril de leurs vies des milliers de migrants. Laisserons-nous notre mer commune devenir la frontière la plus dangereuse au monde ?

Au nom du respect qu’inspirent les morts, L’Humanité, en 1922, lança une campagne contre Raymond Poincaré, flétri pour donner l’image de « l’homme qui rit » dans les cimetières. Quatre-vingt-treize ans plus tard, Jean-Luc Mélenchon, faisant peu de cas – sinon fi – du trépas de Boris Nemtsov, cet opposant assassiné à Moscou le 27 février, se pose en homme qui ricane après le meurtre.

Je ne suis ni pro-russe, ni russe, pas plus sympathisant, ni admirateur de ce pays, exigeant simplement que la democratie s’exerce dans le monde, je me borne à constater et de trouver troublant que le dirigeant de la Russie se retrouve libre de mouvements et que s’« efface » d’une façon ou d’une autre toutes les personnes qui pourraient le gêner dans la gestion personnelle de ce grand pays aux ressources multiples.