Plus il y a de travailleurs en France, moins ils travaillent ?
La Banque de France a enquêté sur l’étonnante performance réalisée par l’Hexagone depuis la pandémie.
Comparativement aux autres grands pays européens et aux États-Unis, la France enregistre à la fois la plus forte hausse de l’emploi et la plus forte baisse de la richesse produite par chaque travailleur.
Cette baisse de la productivité atteint 8,5 %, selon la Banque (« Le Point », 22/3).
Le phénomène s’explique par le fait que les entreprises, prévoyant des difficultés à recruter à la sortie de la crise, ont conservé 360 000 emplois dont elles n’avaient pas besoin, puisque leurs carnets de commandes étaient anémiques.
L’arrivée d’un surcroît d’environ 250 000 apprentis — moins aguerris que les plus anciens — a encore fait baisser la productivité, tout en soutenant l’emploi.
De même que l’embauche de 270 000 travailleurs sous-qualifiés dans les secteurs n’arrivant pas à trouver la main-d’œuvre dont ils avaient besoin.
Mais ces facteurs, ainsi que quelques autres de moindre importance, n’expliquent que 60 % du phénomène. Reste 40 % que la Banque de France laisse inexpliqués dans son rapport.
Y aurait-il également des tire-au-flanc dans ses murs ?
Article signé des initiales H. M. le Canard Enchaîné 20/03/2024
Franchement tous salarié-e-s est une calamité… vivement qu’« ils » soient remplacé-e-s par des robots. Humour très noir… à la hauteur de l’article. MC
Il y a 50 ans je travaillais plus pour gagner plus. Aujourd’hui mes enfants pensent d’abord à profiter de la vie s’occuper de leurs enfants.
Bonjour Bernard, au temps de notre activité professionnelle, ma femme et moi avons travaillé comme des dingues au minimum 10h par jour et six jours sur sept. Je parle des années 70. Nous partions de rien, même pas le strict minimum dans nos valises, nous avons réussi à vivre et constituer une vie plus que décente, grâce en grande partie à une union solide, un travail plaisant et fort rémunérateur, qui nous a permit de posséder, sans excès, une certaine assise sociale.
Le défaut de la cuirasse a été de laisser grandir nos enfants sans affection par manque de temps et le résultat se voit, se vit bien des années après ; un éloignement affectif, une distanciation certaine.
Alors pour revenir à la façon dont nos enfants vivent la société, me vient maintes réflexions dont : oui, économiquement nous avons franchi nombre de seuils, non, nous n’avons pas réussi au plan familial à conserver une cohésion, une fratrie. Oui, ils ont raison de privilégier des temps de repos, de vie en société, des temps de partage familial, de prendre le travail non pas comme une nécessité vitale, mais comme un moyen d’acquérir une vie équilibrée.
Amitiés. Michel
Dans mon cas mon épouse, infirmière, travaillait à mi temps, ce qui lui a permis de s’occuper de nos enfants. Mais foncièrement tu as raison, j’ai raté une étape de ma vie. Mes enfants gagnent mieux leur vie que moi car j’ai pu financer leurs études supérieures, et ils ont fait un choix plus équilibré. Je remercie mon épouse pour l’éducation qu’elle leur a donnée, mais je n’aurais pas pu financer leurs choix d’ études sans un fort investissement dans le travail. Ce n’est pas facile quand on vient des hlm, sans conseils sans aide, de faire des choix structurants.
Merci Bernard, pour ces échanges sur le temps de travail, dérivant indirectement sur l’éducation de nos enfants.
Aussi devons-nous Regarder de près ce qui se passe au sujet du travail sur quatre jours tout comme il Faudra à la société répondre au manque de postes de travail pour cause de robotisation extrême.
Michel
Bonjour Michel. Je suis en train de lire « paresse pour tous ». Drôle et instructif. Bonne journée
Bonjour et merci Jean-Marc ce commentaire. Aurions-nous le plaisir de lire une synthèse de cette lecture ?
Amitiés. Michel
Bonne idée, Michel. Je la retiens et j’essayerai quand j’aurais fini. Belle journée
Bonjour, je suis profondément troublé par cet article qui met en lumière la réalité du monde du travail en France. Il est constaté que les tâches les plus exigeantes sont majoritairement assurées par des individus d’origine africaine et maghrébine. Si vous n’êtes pas informé de cette situation, je vous encourage à sortir de votre domicile pour constater par vous-même.
Bonjour Cindy et merci pour le conseil…
Il y a une chose que l’histoire ne peut abolir, ce sont les colonies françaises.
Il reste quelques territoires, non, erreur, il reste quelques départements français ou les autochtones ont été le plus souvent importés d’Afrique un temps pour assouvir l’esclavage ; esclavage que les Gouvernements français de l’époque encourageaient.
Ainsi ne faut-il pas oublier que l’Algérie était un département français tout au moins pendant 150 ans.
N’oublions pas le rôle de chair à canon infligé par les gradés militaires français, enrôlés de forces, ces « colonisés » maghrébins, africains, dans les guerres 14/18 et surtout 39/45.
Alors pour répondre à ce commentaire, il ne s’agit pas de sortir de chez soi, mais de connaître l’histoire de la France, de ses conquêtes, de ces émigrations et migrations.
Bien évidemment, en toute amitié. Michel
Merci de votre compréhension Michel
C’est moi qui te remercie Cindy d’avoir bien voulu échanger. Amitiés. Michel
Bonsoir, je confirme vos propos, ces personnes exécutent les boulots que nos compatriotes ne veulent pas faire. Elles sont aussi souvent honteusement exploitées, pas toujours déclarées, ni titulaires de cartes de séjour..et vivent dans des conditions lamentables.
– Lorsque j’étais enfant, dans les années 50, je passais une partie des vacances dans le petit village natal de mes parents. J’avais des copines et mes cousins des copains, tous issus de l’immigration post guerre : il y avait deux familles italiennes, 4 ou 5 familles polonaises, 2 allemandes, qui avaient fui leur pays, et trouvé un peu de sérénité dans ce petit village ardennais.
– les papas étaient employés dans les fermes, aux travaux des champs et s’occupaient des animaux. les mamans élevaient les enfants, tenaient la maison et le jardin. Les enfants servaient d’interprètes au début.
– Ces personnes ont souffert avant d’être bien intégrées et acceptées, la présence des enfants, qui jouaient avec nous a beaucoup aidé, car au départ il y avait de la méfiance et des vocabulaires pas toujours sympathiques..
– En conclusion, les enfants ont tous réussi leur vie familiale et professionnelle, certains sont revenus en retraite au village, et sont aussi grands parents aujourd’hui.