Le vieux truc du canardage des prédécesseurs a encore servi, vendredi 25 mai, à Matignon. « On va mettre fin à trente ans de non-décision sur la dette », a plaidé Edouard Philippe devant les syndicats de cheminots. Son mentor, Alain Juppé, a dû apprécier. Philippe a écorné deux des mesures phares des ordonnances Macron – qu’il a pourtant signées.
Elisabeth Borne
Macron face aux mouvements sociaux.
L’Assemblée nationale commencera à examiner dès lundi 9 avril le projet de loi pour « un nouveau pacte ferroviaire ». Et ce, alors que la concertation n’est pas achevée. Dénonçant une « mascarade », les syndicats entendent durcir la mobilisation pour mieux révéler la méthode de l’exécutif : parler, mais ne rien dire ; écouter, mais ne pas entendre.
Macron-SNCF, face à face
[…] Tous les responsables politiques le savent : les transports publics sont le système nerveux de l’économie. Mobilité des personnes et transport des marchandises, même si la route est souvent plus souple et plus efficace que le rail.
Le rail allemand exemplaire, que nenni ma sœur !
En Europe, si les privatisations blairistes font l’effet d’un repoussoir, la Deutsche Bahn, la société des chemins de fer allemands, aurait, elle, réussi sa réforme. Ce qui lui permettrait d’afficher des résultats « exemplaires » en termes d’utilisation du rail. Pour réussir la modernisation de la SNCF, il n’y aurait donc rien de plus simple : s’aligner sur elle, explique Emmanuel Macron et le gouvernement français.
Allo, Élysée et gouvernement, les guident infos.
[…] …De la mise en scène de la convocation du PDG de la SNCF […], il apparait qu’une partie de la presse ne fait plus de travail d’information que les Français sont en droit d’attendre d’elle.