Dire qu’un bon nombre de personnes décriaient (avec de vrais raisons, certes) le fichage systématique des citoyens par les regimes dits « de l’est » (oubliant au passage que toutes les autres états faisaient – et font toujours – de même) , les dernières dispositions prises « en décrets » (sans que les deux assemblées aient leur mot à dire) va exactement dans le même sens : tous fichés. MC

Gérald Darmanin a un sacré sens de l’humour.

L’État poursuit son hold-up sur l’argent du social : siphonnage des réserves des retraites complémentaires, pompage des fonds du logement, ponctions sur la Sécu et l’assurance-chômage.

Bien malin ceux qui aujourd’hui croient savoir ce que seront les retraites après 2020. Attendons les arbitrages. La seule certitude, la retraite ne sera absolument plus comme aujourd’hui, selon la grande volonté de la marchandisation !

On se souvient peut-être d’un gros titre de Télérama qui, pendant la campagne présidentielle du printemps, avait retenu l’attention : « Et la culture, bordel ! », où l’hebdomadaire déplorait à juste titre la quasi absence de la question culturelle des débats et des programmes des candidats.

Gérald Darmanin [Shadok razouquet en chef de Bercy] l’a claironné dans une interview au « Journal du dimanche » (29/4) : le prélèvement à la source (PAS) de l’impôt sur le revenu, qui va entrer en vigueur le 1″ janvier 2019, représente, pour le contribuable, « une grande simplification ». Il a sûrement raison, puisqu’il est ministre des Comptes publics. Mais, à y regarder de plus près, le doute s’insinue.

Entre un discours présidentiel et gouvernemental axé sur l’amélioration de la situation économique et la réalité de leur porte-monnaie, les Français ne sont, à l’évidence, pas encore convaincus.

En choisissant de rebaptiser le parti qu’il préside «Les Républicains», Nicolas Sarkozy entend piéger la gauche et le FN. Grâce à cette acception qu’il juge «sacrée» – et donc inattaquable –, le patron de l’opposition s’offre surtout l’occasion de justifier ses positions les plus controversées sur l’islam et de donner un cadre à son obsession identitaire.

De quoi le sarkozysme est-il encore le nom aujourd’hui ?

Le problème de l’ancien président, c’est de se croire en 2007, lorsque personne alors ne lui disputait longtemps ni la présidence du parti, ni l’investiture UMP pour la présidentielle.

Sept ans ont passé sans que sa réflexion ne l’amène à considérer que la posture de l’homme providentiel, chère à la droite, a du plomb dans l’aile.