Chaque année, 15 millions de kilogrammes de glycine sont produits pour l’industrie alimentaire [1], à cause de son rôle d’exhausteur de goût. Mais qui aurait cru qu’un jour, cet édulcorant connu sous le matricule de E640 et présent dans les aliments ultra-transformés deviendrait… l’une des pistes les plus prometteuses pour traiter le diabète de type 2 ?

« L’efficacité des traitements médicaux, les nouvelles techniques chirurgicales et percutanées, les mesures de prise en charge des facteurs de risque (hypertension, hypercholestérolémie, tabagisme, diabète) et de prévention des accidents cardiovasculaires ont fait reculer de manière très importante la mortalité par infarctus du myocarde et par insuffisance cardiaque, les deux pathologies cardiaques responsables du plus grand nombre de décès », se félicite Richard Dorent, cardiologue, membre de l’Agence de biomédecine (direction médicale et scientifique du Pôle stratégie greffe).