General Electric (GE). Dans cette histoire tragique, où est passé « l’État actionnaire », celui que, jadis, nous nommions « l’État stratège » ? 

Au Japon, comme en Europe, l’affaire Carlos Ghosn continue de faire couler beaucoup d’encre. Arrêté le 19 novembre 2018 pour suspicions de malversations financières, l’ancien PDG de Renault-Nissan a été détenu pendant 108 jours, dans la prison de Kosuge, au nord-est de Tokyo.

La modération salariale n’a plus cours dans les hautes sphères économiques. Après plusieurs années de relative stabilité, la rémunération totale des patrons du CAC 40 s’est envolée de 18% au titre de l’exercice 2015. Elle s’est élevée en moyenne à 4,97 millions d’euros. Un tel montant n’avait plus été atteint depuis 2006. (…) … cette hausse «présente un caractère explosif pour la société civile», s’alarme le très sérieux cabinet Proxinvest, auteur de cette étude annuelle publiée pour la dix-huitième fois.

Le duel qui oppose le ministre de l’Économie au PDG de Renault/Nissan est aussi politique : archétype du patron sans complexe et maître chez lui, Carlos Ghosn offre un marqueur de choix pour un Macron jugé trop libéral par la gauche.

Si crier au charron c’est « Hurler pour que quelqu’un nous vienne en aide. » c’est avant tout crier très fort pour que tout le monde sache les inacceptables contreparties financières de certains PDG alors que leurs salariés sont à la diète depuis plusieurs années. MC

Après avoir offert 42 milliards d’euros aux entreprises, Manuel Valls ajoute encore 2,5 milliards, soi-disant pour stimuler l’investissement. Et quand Vivarte supprime 1 600 emplois tout en signant un chèque de départ de 3 millions d’euros à son PDG, Emmanuel Macron prétend que l’État est impuissant.