Sur la promenade, c’est business as usual : le défilé d’été de la “ville du péché”. Plagistes, entraîneuses, mendiants, touristes déambulent sur le boardwalk, “la promenade la plus longue du monde”, dit une pancarte. La foule passe devant les employés du Trump Taj Mahal en grève, comme devant une attraction parmi d’autres. Les mouettes ricanent, picorent des restes de hot-dogs.

Contre l’ordre actuel, deux types de combats se côtoient, parfois rivalisent. La propagande par le fait recherche une prise de conscience morale et politique. Elle a recours à des techniques spectaculaires, souvent individuelles, mais peine à maintenir l’élan initial. Moins en vogue, l’organisation privilégie un travail de longue haleine, plus collectif, moins ludique. Il arrive pourtant que ces deux fleuves se rejoignent.

Le 26 mars, trois nouveaux États sont tombés dans l’escarcelle de Bernie Sanders. Trois nouvelles batailles remportées face à sa concurrente Hillary Clinton en vue de l’investiture du Parti démocrate pour l’élection présidentielle, prévue en novembre. À Seattle (État de Washington), dans le nord-ouest du pays, Sanders a même frôlé la barre des 70 % des suffrages exprimés.

L’évolution générationnelle de la société américaine avec l’augmentation du nombre de femmes non-mariées de toutes classes a amené les candidats démocrates à l’investiture pour la présidentielle à se saisir de leurs revendications. Un véritable enjeu pour Hillary Clinton dont l’objectif affiché est de briser le “Glass Ceiling”.

Le parti de Mme Le Pen voit dans le succès du candidat américain une validation de ses thèses ! Plus les semaines passent et plus la possibilité de voir Donald Trump porter les couleurs du Parti républicain lors de l’élection présidentielle américaine, en novembre, se confirme. (…).