(…) Ce tribunal a presque autant d’importance qu’un Président ; certainement davantage sur le long terme. Après tout, le Président n’est que locataire de la Maison Blanche pour quatre où huit ans s’il est réélu. Alors qu’un juge de la Cour suprême y siège jusqu’à sa mort. (…)

On la dit machiavélique, cynique, corrompue ; on l’accuse d’arrogance, de mépris envers les humbles, de manque d’empathie ; et on affirme qu’on ne peut lui faire confiance. Nul doute que Hillary Clinton attire les blâmes et les anathèmes, et pas seulement de la part de ses adversaires les plus radicaux qui, eux, la peignent en sorcière maléfique.

L’été fut bien morose du côté des idées dans la campagne présidentielle américaine opposant Hillary Clinton à Donald Trump. Au point qu’il est assez difficile, au milieu du flot d’informations qui n’en sont pas vraiment, de savoir quels sont les positionnements des deux prétendants à la fonction suprême sur autre chose que des sujets clivants et propices à la provocation.

Propriétaire entre 1996 et 2015 du concours de beauté Miss USA, M. Donald Trump avait promis « de réduire la taille des maillots de bain et d’augmenter la hauteur des talons ». Le jour de l’édition 2005, il clamait : « Si vous voulez voir un génie, n’allumez pas votre télévision ce soir ; mais si vous voulez voir une très belle femme, vous devriez regarder. » (1)

Sur la promenade, c’est business as usual : le défilé d’été de la “ville du péché”. Plagistes, entraîneuses, mendiants, touristes déambulent sur le boardwalk, “la promenade la plus longue du monde”, dit une pancarte. La foule passe devant les employés du Trump Taj Mahal en grève, comme devant une attraction parmi d’autres. Les mouettes ricanent, picorent des restes de hot-dogs.

« Quand je serai élu, je suspendrai l’immigration depuis les régions du monde qui sont historiquement une source de terrorisme contre les Etats-Unis, l’Europe ou nos alliés », promettait lundi Donald Trump, au lendemain de la tuerie d’Orlando qui a fait 49 morts dans un club gay.

Les élections primaires américaines ont rendu leur verdict. Début novembre 2016 devront s’affronter Donald Trump côté Républicain et Hillary Clinton côté Démocrate. Ce sont deux leaders qui s’opposent, autant par leur personnalité que par leur programme, ce qui devrait susciter un grand intérêt partout dans le monde.

Les technocrates de Bruxelles et de Washington sont enfin rattrapés par la politique. Le 13e round de négociations du traité de libre-échange UE-États-Unis, dit « Tafta » ou « TTIP », a débuté sous le feu médiatique.

L’évolution générationnelle de la société américaine avec l’augmentation du nombre de femmes non-mariées de toutes classes a amené les candidats démocrates à l’investiture pour la présidentielle à se saisir de leurs revendications. Un véritable enjeu pour Hillary Clinton dont l’objectif affiché est de briser le “Glass Ceiling”.

Donald Trump a longtemps baigné dans le business du catch. Manipulation, sens du show et violence : le désormais favori de la primaire républicaine use de tous les codes de ce sport de combat pour parvenir à faire main basse sur la Maison Blanche.

Dans un article intitulé « Le prix d’un médicament contre la toxoplasmose bondit de 5 400 % en un jour » (1), on apprend que l’inflation du prix des génériques aux Etats-Unis atteint des sommets et que le Congrès américain a ouvert une enquête à ce sujet, menée par les démocrates Sanders et Cummings.