Peur de l’échec, de la note, de se tromper, d’aller à l’école… ces obstacles à l’apprentissage ne sont pas une fatalité. Des enseignants et des chercheurs rappellent que, pour mieux apprendre, l’élève doit s’impliquer. Et y trouver du bonheur.

Ou soyons plus directs : selon nos gouvernants et le Medef, il y a trop d’élites pas assez de travailleurs manuels pour assurer les fabrications. C’est l’option première de toutes gestions libérales des états et sociétés.

L’école à la maison, en période de crise sanitaire, a révélé leur profonde utilité et leur engagement. Les profs jouissent, aujourd’hui, d’une belle aura…

Dès le 2 juin toutes les écoles, collèges, lycées seront rouverts. Voilà l’annonce faite par le gouvernement. La réalité sera très différente, tant pour le nombre d’élèves concernés, que pour la valeur pédagogique de ce qu’ils pourront en attendre.

Le passage télévisuel d’Édouard Philippe, devait répondre clairement aux questions que posent la réouverture des écoles, le 11 mai. Résultat, encore plus d’aléas, d’embrouillaminis, d’incertitudes, de questionnements qu’avant. Le bordel, l’amateurisme, se poursuit. MC

Après autant de verbiage, la prolongation du confinement, bien évidemment selon que l’on soit pour une ouverture sociale ou pour la continuité d’une activité financière néolibérale, le discours d’Emmanuel Macron après un peu de réflexion s’apparente quand même à une campagne présidentielle qui se prépare dès aujourd’hui.

Des lycéens qui font circuler des captures d’écran de leurs profs faites lors des cours en ligne ; des familles de cinq qui s’engueulent pour utiliser le seul ordi de la maison ; un enseignant qui s’étonne de la soudaine participation de l’une de ses élèves, avant de se rendre compte que sa mère lui souffle les réponses…

De quoi être dégouté du système économique, de l’état et des entreprises françaises, après autant de temps passé à étudier. MC

La dernière livraison de l’enquête PISA confirme le caractère inégalitaire du système scolaire français parmi tous les pays de l’OCDE même s’il ne s’est pas accentué. L’OCDE pointe le manque de mixité scolaire et recommande de travailler sur cette question.

Reçu d’une fidèle lectrice du blog cet article en complément de l’article (lien) « L’obéissance sur ordonnance » parue sur ce même blog.

Grand merci à F.V. Pour nous avoir fait parvenir ce texte.

[Des Sénateurs ont disséqué] le projet de loi pour une école de la confiance. […]

La revue « Le Point » a souvent des articles « choc ». Ils sont le reflet d’une pensée au minimum droitière, voire plus, de l’actualité, du management gouvernemental, de la société. L’article qui suit est posté à titre d’information et ne reflètent en aucune manière la pensée de l’administrateur de ce blog, sans pour autant dire, qu’il n’y a pas des problèmes cultuels à résoudre dans notre pays. MC

Pour Jean-Michel Blanquer (ministre de l’Éducation), l’affiche de la FCPE, présentant une parente d’élève voilée accompagnant sa fille, lors d’une sortie scolaire, ne respecte pas la laïcité dévolue à une fédération de parents d’élèves.

Combien, en son temps, avons-nous été décrié de manifester notre mécontentement envers la mise en service de ce logiciel conçu pour et par le ministère de l’éducation. Nous disions sans ambages qu’il n’était en l’état des facultés, qu’un logiciel permettant de faire un tri sélectif des candidats, postulant pour les plus hautes études françaises. La réalité dépasse la fiction. MC

Ancien président et juge du tribunal pour enfants de Bobigny, le magistrat Jean-Pierre Rosenczveig(1) n’a de cesse de s’engager pour défendre la cause des enfants. Il estime qu’en France, il est essentiel de combler le fossé entre droits formels et droits réels.

Dans sa stratégie pour « tourner la page de la crise du bac » et faire oublier l’inquiétude suscitée par la loi qui porte son nom, Jean-Michel Blanquer a visiblement choisi un axe majeur : le portefeuille.

[…] Les crédits du ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse vont augmenter de 51,68 milliards (loi de Finances initiale 2019) à 52,72 milliards (projet de loi de Finances 2020). C’est la plus forte hausse programmée après celle du budget des armées. Écrit comme cela on pourrait dire bravo, mais…

Après la lecture de cette article (que vous n’entendrez pas dans un JT ou trouvé dans un quotidien) comment voulez-vous que les profs ne réagissent pas et que les parents d’élèves s’étonnent de la grogne des profs … MC

Parce qu’il impose des choix éducatifs qui se révèlent des choix éducatifs contestable pour l’avenir de nos enfants, parce que dans le même temps au niveau de la profession d’éducateur il achève de détruire l’éducation publique continuant en cela tant d’années de choix éducatifs discutables, pour qu’il « tombe » dans le giron d’établissements privés. Ce ne sera plus l’école universelle mais l’école sélective et surtout, fonction des souhaits des entreprises et du patronat. MC

Oubliez les feux de camp, les amourettes de vacances et les lits superposés, c’en est fini des colonies de vacances classiques. Place à l’apprentissage du capitalisme.

L’objectif de démocratisation scolaire, définie comme la volonté de compenser les inégalités sociales, culturelles ou territoriales par un système éducatif obligatoire, gratuit et laïque, y laisse place à un modèle concurrentiel, où les déterminismes sociaux se trouvent contrebalancés par des coups de pouce individualisés aux plus « méritants ».

ATTENTION : Le texte n’est toujours pas définitif, il peut encore bouger en commission mixte paritaire.

L’art de présenter les choses pour embrouiller l’auditeur. Écoutez bien, le gouvernement par l’intermédiaire de son ministre Jean-Michel Blanquer ne dit surtout pas qu’il va fermer les classes, (pourtant il le fera), il détourne l’attention du grand public en utilisant la formulation : « aucune école ne sera fermée ». Sauf que rien ne dit qu’à l’intérieur de cette école « sauvée » (certainement temporairement) des classes ne seront pas fermées. MC

Depuis près de deux ans, sans faire l’unanimité, [J.M. Blanquer a distribué quelques] gages sociaux (la division du nombre d’élèves par deux dans les classes de CP et de CE1) et des symboles chers au cœur de la droite (un drapeau tricolore dans chaque classe), il avait jusqu’à il y a peu semblé slalomer aisément, flattant les uns sans fâcher les autres.

[En 1971, la loi portant organisation de la formation professionnelle continue dans le cadre de l’éducation permanente oblige le] patronat […], malgré de vives résistances, à accepter la mise en place d’une obligation de financement de la formation, ainsi qu’un droit des salariés à un congé individuel de formation (CIF) de longue durée et rémunéré. […]

Au cours des deux dernières décennies, c’est tout d’abord l’objet de la réforme de 2003, qui, en instaurant un droit individuel à la formation (DIF), sort une partie de celle-ci du temps de travail et donne lieu au versement d’une allocation équivalant à la moitié du salaire mensuel net (3).

Marche arrière sur la 1e com’ des « violences scolaires » !