Le « Mal-logement »

Dégradation de l’habitat,
absence de nouvelles constructions de logements sociaux…

Les chiffres alarmants figurent dans un rapport annuel qui devait être présenté au ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, qui ne s’est finalement pas présenté.
Neuf cent douze personnes sont mortes dans la rue, dont trente et un enfants de moins de 4 ans, un chiffre qui illustre l’échec des politiques publiques sur le logement.
En 2026, malgré la promesse de Macron en 2017 de ne plus avoir de sans-abri, 40 000 personnes restent sans abri et 350 000 vivent dans des conditions précaires, un nombre ayant doublé en dix ans. Environ 600 000 personnes vivent également chez un tiers, aggravant ainsi les problèmes de logement pour les plus modestes, selon le rapport.

Politique d’éviction

Près de 12 millions de personnes vivent en France sous le seuil de pauvreté, avec 20 % des ménages ayant des difficultés à payer leur loyer et 35 % admettant avoir froid chez eux.
Les expulsions pour dette locative ont atteint un niveau record de 25 000 l’an dernier, représentant une augmentation de 50 % en deux ans, exacerbée par la loi Kasbarian-Bergé.
Christophe Robert souligne que ces expulsions touchent notamment des populations vulnérables, bien que le nombre total d’expulsions soit supérieur, avec plus de 50 000 ménages choisissant de partir d’eux-mêmes.
Le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, continue de promouvoir une politique d’éviction malgré la saturation des centres d’hébergement d’urgence.
[…]

Infusion des idées d’extrême droite

La Fondation pour le logement s’inquiète, […] des attaques contre la loi SRU (la loi qui oblige les communes d’une certaine taille à avoir entre 20 et 25 % de logements sociaux). La proposition de loi Estrosi-Sassone, soutenue par le gouvernement et votée au Sénat, permettrait aux communes de comptabiliser le logement intermédiaire, à destination des cadres, dans le contingent SRU, ce qui dénature totalement une loi faite pour soutenir le logement social et très social.
En donnant la main aux maires dans les attributions de logement social, cette proposition de loi ouvre la voie au « clientélisme » et aux « discriminations », s’inquiète également la Fondation pour le logement.
[…]


Lucie Delaporte. Médiapart. Source (synthèse, voir l’original)


Identifier vos commentaires ; sinon c'est direction poubelle.