J’attends vos commentaires… surtout les contre, les contre encore et éventuellement un/une personne avec un tout petit pour… mais suis-je réaliste ?
Pourtant, il y a tant à dire et expliquer calmement sur la réalité des événements et leur genèse si l’on veut bien analyser les causes…
À conditions bien évidemment de prendre en compte l’histoire coloniale des 200 dernières années, la politique nationale des 50 années passées, la géopolitique, comme l’économie internationale… et les intérêts de quelques-uns, le tout produisant cette haine de l’autre dans la société française.
Autrement dit, s’il vous plaît de comprendre les événements, il vous faudra faire le travail que les médias ne font pas dans leurs brèves informations, se contentant d’un vernis momentané, jamais expliquant les causes réelles. MC


Dessins de Vuillemin. Charlie Hebdo 22/05/2024
La Nouvelle-Calédonie possède de grandes richesses minérales, notamment en minerai de nickel et de cobalt. Pour cette raison, elle a vu ses activités minières et métallurgiques se développer progressivement en fonction du dynamisme du secteur et des cours des matières premières.
Bonjour Michel , c’est beaucoup trop complexe pour ma « p’tite t^te » » , je ne suis ni pour ni contre, il y a tellement de choses que l’on ne sait pas, bonne journée Amicalement MTH
Eh bien Marie, c’est justement excuse-moi du terme, je ne voudrais surtout pas que les lecteurs lectrices et toi, vous preniez mal les propos qui suivent ; ce n’est pas en se positionnant comme les autruches, en se cachant la tête, en réagissant négativement contre X ou Y en fonction de la présentation faite par le média sans prendre en compte tous les éléments antérieurs ayant amené la situation. L’élément de compréhension original est contenu dans un seul mot « colonisation » effectuée en d’autres temps certes, mais dont nous voyons le résultat aujourd’hui, l’accaparement de terres, de ressources minières pratiquées durant ces colonisations, nous retombent sur le nez en ce siècle où la société est quoique l’on puisse dire, de plus en plus consciente de l’asservissement de certains par d’autres.
En te demandant pardon. Très amicalement. Michel
Merci Michel, il est en effet urgent d’évoquer cette question « des colonies » au moment où se développe en France un climat malsain contre les populations émigrées,
au moment, où certains oublient que notre passé colonial n’est pas glorieux, que chaque pays, chaque citoyen a droit à son indépendance..
Quel soutien apporter à Nouméa demain si nous changeons de majorité ?
Bonjour,
Michel, je prends le risque énoncer quelques pistes !
C’est un sujet « casse-gueule » tant la multiplicité des paramètres est en soit un obstacle méthodologique : histoire coloniale, géopolitique hier et d’aujourd’hui, capitalisme en particulier financier, répartition des richesses dans l’Ile, dans Nouméa (partition de fait), la pauvreté touche aussi des Caldoches, l’ implantation Caldoche au cours des décennies (1853), les jeux politiques du temps présent, des populations s’affrontent habitant la même île et cohabitant dans bien des domaines et souffrant parfois des mêmes maux sociaux.
Cette île est convoitée par tant de puissances notamment l’Australie, la Nouvelle Zélande, la Chine et peut-être d’autres !
Néanmoins, je pense que l’expression « on n’est plus chez nous » a toujours été utilisée lors d’affrontements sanglants dans notre histoire française ( je n’en citerai que quelques exemples emblématiques) :
territoires à dominante catholique et minorité protestante ou inversement,
quartiers bourgeois et quartiers populaires, quartiers ghettoïsés et quartiers résidentiels, écoles libres et écoles laïques, la loi 1905, la Commune, etc…
Donc c’est le reflet d’une situation conflictuelle exacerbée quand les rouages normaux de la République et de la Citoyenneté ne s’exercent plus.
Car à quel moment un(e) individu(e) venant d’ailleurs (quel que soit l’ailleurs) doit être rejeté(e) quand il/elle vit sans enfreindre les lois et règlements (si c’est le cas la justice doit s’appliquer), est à jour de ses cotisations sociales, paie des impôts et taxes, vit en bonne intelligence avec ses voisins, participe aux activités sociales de son quartier, sa ville, ses enfants fréquentent l’école. C’est un CITOYEN OU UNE CITOYENNE. Il/elle est chez lui, chez nous.
Dans un port comme Marseille, j’ai connu cette expression concernant certaines communautés sans ordre chronologique : Espagnols, Arméniens, Tunisiens, Italiens (en particuliers Napolitains), Rapatriés, Harkis, etc. Aujourd’hui, il en est de même pour d’autres communautés; Pourtant, ils vivent ensemble et ne demandent pas de faire sécession. Je n’évoque pas les personnes qui s’estiment hors du champ de la citoyenneté ordinaire.
Il en est de même quand un ressortissant français vit dans un autre pays. C’est l’universalité de l’être humain qui est mise en cause.
Aujourd’hui, plusieurs conflits sur cette planète sont de même nature !
L’une des pistes pour conjurer ces situations, c’est ‘l’’Ecole . C’est le lieu de la formation, de la fraternité. C’est le lieu de tous les brassages sans discrimination, dans mon esprit.
« Enseigner la compréhension entre les humains est la condition et le garant de la solidarité intellectuelle et morale de l’humanité » E.Morin
Merci Robert pour ce commentaire eclairant.
Amitiés à vous deux. Michel
Bonjour et merci pour votre commentaire, qui me rappelle un souvenir remontant à plusieurs décennies :
– le village natal de mes parents, (qui s’y sont retirés lors de leurs retraites) a vu arriver après la seconde guerre mondiale, 3 familles polonaises, 2 italiennes, 2 allemandes.
Les pères venaient travailler dans les exploitations agricoles (élevage, cultures), les femmes élevaient les enfants qui ont été immédiatement été scolarisés.. une 2ème classe a alors été réouverte avec et pour les enfants suivants de mon âge….Je me souviens d’Inga, de Gerlinde, de Joseph, d’Olga, de Thérèse, de Manfred, avec qui je jouais, lisais, essayais d’échanger en allemand, ma langue vivante…lorsque j’allais chez ma grand mère. Ils avaient aussi servi d’interprètes pour leurs mamans auprès des commercants alimentaires ambulants.. pendant quelques mois.
– A ma connaissance, leur intégration s’est parfaitement bien passée, d’autant que la plupart étaient catholiques… que les enfants ont fait leur communion solennelle avec les autres, et se sont mariés.. et installés à proximité…L’un d’eux est actuellement Maire de RETHEL, ma ville natale martyre… Son frère ainé était dans ma classe au collège..
–
Racisme, communautarisme, assimilation…Des questions brûlantes aujourd’hui partout dans le monde qui s’est rétréci, mixé à la faveur de l’information (bonne ou tronquée), du tourisme, des migrations dues aux guerres ou la famine…Il est bien difficile dans ce contexte, de décider à la place d’un kanack ou d’un Arabe de nos cité qui se sent discriminé plus qu’un autre s’il a raison ou tort. Serait-il plus heureux dans un autre contexte ? Cela tient de l’idéalisation dans un monde qui a perdu confiance en la justice en un progrès universel. Les kanacks en ont marre des discours, des promesses…Parce que le pouvoir n’est pas assez partagé pour préserver leurs droits et leur culture. Les jeunes Arabes musulmans en France n’ont pas les mêmes chances que les autres. Tout cela est vrai et la seule réponse de l’état c’est…que cela ne justifie pas la violence ! Après tant de générations !. Il faut discuter mais agir, intégrer et aller plus vite messieurs les bureaucrates dans un monde qui avance à 100 à l’heure.
Merci pour ce commentaire que je rejoins en grande partie.
Oui en grande partie seulement, car je pense qu’il n’y aura pas possibilité d’intégration, tant qu’il n’y aura pas une prise de conscience générale, du mal fait par la colonisation dont la France a fait profit. Je suis d’accord ce n’est pas par la violence que les choses avanceront, elles ne contribueront en réalité qu’à exacerber racisme et communautarisme. Mais qui aura l’audace de dénoncer cette colonisation