Mots-clefs

, , , ,

Tour d’horizon ou d’oraisons selon les feuilles de choux, cailloux, hiboux, … ou l’avancement à reculons de cette gauche socialo-libérale-surtout-libérale (depuis plusieurs années accentuées ces dernières) a perdu toute superbe et domination hégémonique en vue des élections présidentielles et législatives. Pour le PS, attention catastrophe au programme ! MC

Bien évidemment après ce premier tour de la primaire du PS, presse écrite ou médias audiovisuels rappellent les derniers sondages pour mieux enfoncer encore, le triste résultat de participation et le cafouillage énorme quant au pourcentage exacte obtenue par chacun des candidats peinant à trouver le rapport 100 % des votants MC

  • Paul-Henri Limbert dans « Le Figaro » sous le titre « La belle dés-alliance populaire », pose la question : Manuel Valls a-t-il d’ores et déjà perdu la primaire de la gauche ?

Il est encore trop tôt pour le dire, mais le score obtenu hier soir par Benoît Hamon prouve que la ligne « réformiste » incarnée par l’ancien premier ministre est minoritaire chez les sympathisants socialistes.

  • Toujours dans « Le Figaro» mais sous la plume de Guillaume Tabard et le titre « S’affronter ou se ménager ? Dilemme pour Hamon et Valls ».

Avant de faire main basse sur les dépouilles d’un parti auquel ils ont tous les deux appartenu ou qu’ils ont soutenu, Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron vont devoir patienter encore un peu. Au moins une semaine. Au regard des divergences apparues entre les candidats, bien peu en effet croyaient en la capacité des socialistes de se rassembler comme un seul homme derrière l’un d’entre eux, quel qu’il soit. Et ce danger demeure bien sûr pour le PS.

  • Pour Elise Godeau dans « Libération» un peu beaucoup de satisfecit avec un titre comme « Au QG de Hamon : On a réussi à imposer des vrais sujets de gauche».

Reste à transformer l’essai anti-Valls dès le prochain débat et en profiter pour convaincre les électeurs qu’il offrirait un autre choix de société que celui de ce septennat finissant MC

  • Lilian Alemagna quant à lui dans « Libération» sous un titre sans équivoque « Le PS écartelé » rappel :

Une participation en demi-teinte et un second tour entre deux lignes radicalement opposées… L’arrivée en tête, dimanche, de Benoît Hamon suivi par Manuel Valls, qui a peu de réserves de voix, va plus que jamais mettre en relief les divisions du parti.

  • Ce qui est sûr pour Pierre-Alain Furbury dans « Les Echos» sous le titre « Le retour raté de Montebourg »

… le coup est cette fois beaucoup plus rude. En 2011, celui qui n’était encore que député et président du Conseil général de Saône-et-Loire avait fait sensation en obtenant 17,2% des voix et le rôle de faiseur de roi dans la conquête du pouvoir. Là, ses 17,9 % des suffrages exprimés (selon les premiers résultats encore provisoires) sonnent comme un sérieux revers. Non seulement il ne termine qu’à la troisième place de la compétition, mais il se voit devancé à la gauche du PS par un de ses anciens alliés au gouvernement, Benoît Hamon, qui n’avait pas jusqu’ici sa surface médiatique et politique. Et qu’il a largement sous-estimé. « Il aura du mal à s’en remettre », pronostique-t-on au sommet de l’État. Sans attendre les résultats définitifs, Arnaud Montebourg a appelé à voter en faveur de Benoît Hamon, dénonçant en des termes très durs l’« austérité » et les « politiques libérales » menées, selon lui, pendant le quinquennat. Il faut « que la gauche retrouve le chemin de la gauche » et « interrompe sa dérive », a-t-il souligné, taclant – sans jamais le citer nommément – Manuel Valls

Monsieur « made in France » n’a pas eu l’écoute qu’il attendait. Toutefois en se ralliant a Benoît Hamon, il lui apporte certainement la resserve de voix contributives pour « reléguer » un Valls, englué et « carboné » dans ses ex fonctions de premier ministre. MC

Enfin pour terminer ce 1er tour d’horizon d’oraisons. MC

  • Pour Hubert Huertas dans « Médiapart» et son titre évocateur « Fracture ouverte pour un PS encore en vie » laissant un vivre qu’un demi-suspens.

Avec une participation initialement annoncée à plus d’un million et demi de votants, puis réajustée à un modeste un million trois cent mille, le PS est très loin d’égaler son score de la primaire de 2011 (2,7 millions d’électeurs), mais il sauve un peu les meubles. Cette primaire s’est engagée dans de mauvaises conditions avec l’hypothèse d’une participation de François Hollande, puis avec son retrait.

Elle est affaiblie par les chances très minces pour le gagnant de devenir président de la République. Elle est bousculée à gauche par la montée de Jean-Luc Mélenchon. Elle est malmenée à droite par la percée d’Emmanuel Macron.