Projets, propositions et encore des projets…

… aucun d’eux n’aboutira pour des raisons de stratégies électoralistes de domination étatique et géopolitique.

Un projet de déploiement d’une force de protection des Palestiniens, sous l’égide de L’ONU, n’effleure pas leurs convictions à « double standard » et leur pitoyable double langage.

Il n’y aura pas un tel appel téléphonique en direct du bureau du président de l’Autorité palestinienne. Non, qu’il n’y ait pas de réseau téléphonique, mais parce qu’ils se rendent complices du crime.

Le président français et ses comparses qui avec lui ont pris un train, ne se sont même pas associé à l’initiative des six pays européens – Espagne, Irlande, Islande, Luxembourg, Norvège, Slovénie – contre le projet du pouvoir israélien. Que vaut donc « le droit » sous les ors de l’Élysée et des ministères et dans les froids bureaux du Conseil européen quand sont piétinés ainsi le droit international, le droit humanitaire, les conventions de Genève et la convention contre le génocide.

Faut-il que leurs cœurs soient si froids, si aphasiques, si sélectifs pour que ces dirigeants prétendument de notre siècle laissent s’organiser ainsi devant eux, la tentative de faire disparaitre de tout un peuple ? 

Chaque jour grignoté par les colons, la Cisjordanie, incluant Jérusalem-est a vu mille de leurs habitants tués sous les balles occidentales de l’armée israélienne. Dix mille Palestiniens, dont des enfants, sont enfermés dans les geôles israéliennes. Quarante mille réfugiés, qui vivaient déjà dans d’abominables conditions de précarité, ont été expulsés. Les champs et les récoltes sont saccagés, quand ils ne sont pas accaparés, des villages sont rasés. Que faut-il de plus pour réveiller ceux qui se gargarisent d’un prétendu « humanisme » ?

Ah, certes, ils glosent sur la « position traditionnelle de la France et de L’Europe » en faveur de deux États. Puis ils vaquent à leurs occupations, fournissent les criminels en armes derniers cris et rassurent les marchands d’armes qui se gavent de leur commerce de mort. Le tout sans oublier de soupçonner d’antisémitisme tout défenseur du droit international et du droit de la Palestine à l’existence. Tel est le procédé en vogue pour permettre à l’alliance des criminels, des nationalistes, des colons et des fascistes au pouvoir à Tel-Aviv de gagner du temps pour achever leurs basses œuvres.

Cette sournoiserie, cette perfidie a assez duré. 

Depuis la déchirante Nakba, dont c’est le triste 77e anniversaire ce 15 mai, durant laquelle 800 000 Palestiniens ont déjà été chassé de leurs terres, le blocus de Gaza, l’édification du mur et la colonisation sans fin, visent à permettre en toute impunité à l’État d’Israël d’être la base avancée de l’Occident capitaliste par la construction du projet nationaliste du « Grand Israël ». 

Il n’y aura donc pas de déambulation de chefs d’État européens ni dans la rue Charles de Gaulle à Gaza, ni dans la rue Jacques Chirac à Ramallah.

Raison de plus pour amplifier le combat pour la justice et la paix, quelles que soient nos croyances, quelles que soient nos histoires, en lien avec la multitude des mouvements internationaux. Une vie sereine en Israël passe par l’existence de l’État de Palestine. Il n’y a pas de beau futur pour le peuple israélien sans avenir pour le peuple palestinien.

Et la critique du pouvoir Israélien n’est pas de l’antisémitisme, ni un soutien aux terroristes du Hamas fabriqué et financé par Netanyahou lui-même pour diviser l’organisation de libération de la Palestine et neutraliser l’Autorité palestinienne.

Par-delà nos différences, nos singuliers cheminements, il nous faut parler ensemble, agir ensemble.

Tant que la direction israélienne ne respecte pas le droit, le fer doit être porté pour obtenir la suspension immédiate de l’accord d’association entre l’Union européenne et l’État d’Israël en vertu de son article 2 qui stipule que « les relations entre les deux parties, ainsi que toutes les dispositions de l’accord lui-même, sont fondées sur le respect des droits humains et des principes démocratiques qui guident leur politique intérieure et internationale et constituent un élément essentiel du présent accord ». 

Mettons les dirigeants européens au pied du mur en leur demandant de respecter leur propre traité. Celui qui régit le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) en son article 21 établit que « l’action de l’Union européenne sur la scène internationale repose sur les principes qui ont présidé à sa création, … Et qu’elle vise à promouvoir dans le reste du monde : la démocratie, l’État de droit, l’universalité et l’indivisibilité des droits de l’homme et des libertés fondamentales, le respect de la dignité humaine, etc. »


La lettre de Patrick Le Hyaric du 13/05/2025 – Source Courts extraits – voir l’original (lecture libre)


Une réflexion sur “Projets, propositions et encore des projets…

  1. bernarddominik 19/05/2025 / 8h29

    Indispensable. La lâcheté de certains dirigeants beau parleurs est incroyable, et parmi ces derniers notre macrounet

Identifier vos commentaires ; sinon c'est direction poubelle.