On se souvient que l’an dernier, face aux dangers faisant peser sur la « civilisation judéo-chrétienne » les « cinquièmes colonnes de l’islamo-fascisme », Christian Estrosi, toujours très à cheval sur la laïcité, avait confié les destinées de sa ville, Nice, à l’intercession de la dite « vierge Marie » en l’église Notre-Dame-des-Grâces.

Le président de l’UMP était dans son fief adoptif, mercredi soir à Nice, pour lancer la campagne des régionales et faire la retape de son futur parti, « les Républicains ».
Côté salle, cela ressemble à une rencontre du troisième âge baignée de nostalgie et de culte du chef.

En choisissant de rebaptiser le parti qu’il préside «Les Républicains», Nicolas Sarkozy entend piéger la gauche et le FN. Grâce à cette acception qu’il juge «sacrée» – et donc inattaquable –, le patron de l’opposition s’offre surtout l’occasion de justifier ses positions les plus controversées sur l’islam et de donner un cadre à son obsession identitaire.

A 8 ans il fait « l’apologie du terrorisme »…

A huit ans, un garçon a été entendu par la police pour des déclarations de solidarité aux tueurs de Charlie Hebdo.