Le Manu, tout fier de son costard trop grand pour un si petit homme, cumule les camouflets, particulièrement lors de ses nombreux hommages, discours ou voyages…
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Au sujet de « Le silence de l’agneau…
…La morale catholique favorise-t-elle la violence sexuelle ? » de Mathieu Poupart. Ed du Seuil
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« Le jour où vous constatez que votre animal de compagnie n’en peut plus, vous allez chez le vétérinaire. Ça nous est arrivé. Or, que fait-il ? Il utilise du pentobarbital et votre animal part tranquillement. Mais pour les humains, c’est interdit. Et ça, c’est inadmissible ».
Lire la suiteProcès Pelicot
Dans l’affaire de Dominique Pelicot, sa fille, Caroline Darian (de son nom de plume), est dans une situation des plus terrifiantes. A-t-elle aussi été violée par son père via une soumission chimique ?
Des photos d’elle, dénudée, ont été retrouvées dans l’ordinateur de Dominique Pelicot, dans un fichier intitulé « Photos de ma fille à poil », ainsi que des montages de « comparaisons » entre son corps et celui de sa mère. Mais pas de vidéos.
Son père nie l’avoir touchée, et il n’est pas poursuivi dans ce procès pour agression envers sa fille. Comment vivre avec cet abîme d’incertitude ? « Comment fait-on quand on se présente devant vous, et que la qualification des faits n’est pas à la hauteur de ce que la victime a subi ? » a-t-elle lancé devant la cour vendredi.
D’autres cas montrent que la soumission chimique est un procédé utilisé dans des cas d’inceste. Nous avons recueilli le témoignage d’Anne, 62 ans, qui estime en avoir été victime depuis toute petite, jusqu’à ses 13 ans. Elle a bien voulu raconter son histoire à Charlie.
Pendant de nombreuses années, des bribes de souvenirs lui revenaient, entraînant des-attaques de panique. « Je me considérais comme folle, je ne comprenais pas comment j’avais ces images en tête. J’ai consulté beaucoup de psys. Je n’arrivais jamais à communiquer ces morceaux de souvenirs ».
À l’âge de 12 ans, elle ose en parler à une psy, mais celle-ci lui répond qu’il s’agit certainement d’un « fantasme oedipien ». Elle se sent honteuse, n’ose plus en parler pendant plusieurs années.
Puis, vers 55 ans, après une énième dépression, elle se lance à nouveau. Un souvenir l’assaillait souvent : elle se souvenait être seule, dans un train, à l’âge de 9 ans, et prendre beaucoup de calmants de type Valium car elle était en panique. « Quand j’en ai parlé, j’ai réalisé que je ne pouvais pas être seule à 9 ans dans un train. Je n’avais pas la totalité du souvenir ». Peu à peu, d’autres souvenirs reviennent, et elle se souvient avoir été régulièrement violée par son père, ainsi que par quatre ou cinq hommes.
« Il fallait que je sois docile, sans résistance ». Elle explique ce mode opératoire machiavélique pour que « le corps de l’enfant [qu’elle était] porte moins de traces des blessures, que le corps se relâche pour une pénétration, par exemple ».
« Quand je suis née, je dormais très mal, on m’a donné des somnifères quand j’étais bébé. Je suppose que ça a dû lui montrer combien ça pouvait me rendre amorphe ».
Amorphe, mais pas toujours inconsciente : « Lorsqu’il abusait de moi, mes yeux s’ouvraient par moments. Je garde le souvenir d’une moquette au sol ou de draps très repassés ».
Elle se souvient aussi que sa mère l’a emmenée voir un gynéco à l’âge de 10 ans pour une infection. Elle fait des prélèvements, que son père va chercher. « Il a répondu qu’il n’y avait rien, et a déchiré les résultats ».
Comment faire face à cela ? « C’est monstrueux de réaliser que son père a pu faire ça. Mais à partir du moment où l’on en parle, on commence à faire de la place pour autre chose. D’un seul coup, les souvenirs ont un nom et se rangent dans la bibliothèque du passé », souligne-t-elle dans une jolie formule. Elle se décide à en parler à d’autres personnes de sa famille, et elle découvre qu’ils sont plusieurs à avoir vécu la même chose. Toute une fratrie a été impactée.
Son cas est prescrit, mais pas celui des autres. Anne a été entendue par la police en mai 2020. Elle a aussi témoigné devant une mission gouvernementale, présidée par la députée Sandrine Josso, elle-même victime de soumission chimique, qui a été lancée avril 2024, et interrompue en raison de la dissolution.
Le violeur présumé d’Anne, ancien chef d’une grande entreprise, aujourd’hui âgé de 92 ans, est toujours en liberté. Pour comprendre pourquoi son père avait fait cela, elle lui a adressé récemment une lettre.
« Je lui ai dit que je me souviens qu’il a abusé de nous, ses enfants, lui et ses complices. Un jour, j’avais découvert une vidéo très porno avec ma mère. Il m’avait demandé pardon. Je lui ai demandé s’il pourrait cette fois-ci reconnaître les viols qu’il nous a fait subir. »
Anne reçoit quelques jours plus tard une réponse : « Tout ce que tu dis est réel, j’ignorais que tu en savais plus que ce dont je me souvenais ». Mais quelques jours plus tard, lorsque d’autres membres de sa famille font la même demande, il se rétracte, et assure qu’il n’a jamais voulu reconnaître quoi que ce soit.
Laure Daussy. Charlie hebdo. 11/09/2024
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