Alors que l’hôpital crève…

… les Français retourneraient chez les sorciers !

Depuis la pandémie de Covid-19, la France est envahie par des chamanes, magnétiseurs et guérisseurs quantiques. Ce marché prospère grâce à la faiblesse du système de santé et à la crédulité des gens en détresse. Le système de santé français est en crise, et de nombreux charlatans profitent de la situation pour soutirer de l’argent aux familles.

Catalogue d’absurdités

Le client peut opter pour une « Reconnexion Personnelle », un protocole comptant 333 euros pour activer ses « lignes axiatonales », ou 150 euros pour un envoi d’énergie à distance.
Gérard G. admet une hausse de la demande et du charlatanisme, tout en se défendant de cette étiquette. Son entreprise a prospéré après le Covid, enregistrant un chiffre d’affaires de plus de 361 000 euros en 2021, avec un bénéfice net de 124 000 euros.
Malgré une baisse en 2024, il possède plus de 420 000 euros en liquidités et placements, lui permettant d’être serein face à l’avenir.

Formations en charlatanisme

Gérard G. n’est que la figure de proue d’un marché en plein essor.
À Paris, l’annuaire Resalib, qualifié de « 1ᵉʳ annuaire des médecines douces », compte près de 11 000 praticiens en « médecines alternatives ».
Une forte demande se fait sentir : selon une étude Odoxa de 2023, 68 % des Français croient aux médecines « douces » et 57 % les trouvent aussi efficaces que la médecine traditionnelle. Le marché, évalué à environ 13 milliards d’euros en France d’ici 2025, continue de croître.
À la Miviludes, le service de l’État qui lutte contre les abus sectaires, les signalements liés à la santé ont quadruplé en dix ans, passant d’environ 400 en 2015 à près de 1 700 l’an dernier. Les Français semblent de plus en plus disposés à quitter l’hôpital pour revenir aux anciennes pratiques.
Ce secteur génère beaucoup d’argent et attire de nouveaux entrants avides de profits sur la détresse des autres.

L’État impuissant face aux vendeurs de vent

Et face à cette marée, l’État rame avec une cuillère à café.

Les efforts de la Miviludes pour gérer les dérives sectaires sont entravés par un manque de moyens et un cadre législatif obsolète. Arthur Delaporte souligne la difficulté de réprimer sans entraver la liberté d’expression, tandis que les charlatans s’adaptent à la législation.

Une loi de 2024 vise à sanctionner la provocation à abandonner des soins médicaux, mais les preuves pour des poursuites sont difficiles à obtenir. Les escrocs se sont regroupés sur des plateformes comme Médoucine et Resalib, rendant la pseudoscience plus accessible.

La population éprouve une détresse psychologique croissante, avec un tiers souffrant, un jeune sur cinq dépressif, et un sur trois ayant renoncé à des soins, ce qui profite aux charlatans, plus accessibles que le système de santé.


Jules Spector. Charlie Hebdo. 03/02/2026. Source (Synthèse-extraits)

L’avis de B.H.

Effectivement il y a bien un problème de disponibilité du corps médical, mais il faut aussi dire que les syndicats de médecins bloquent toutes les solutions alternatives.

La plupart des diagnostics peuvent être rendus par l’IA, et le remplacement du médecin par un simple manipulateur, intermédiaire avec l’IA permettrait de pouvoir aux zones vides de médecins, l’IA étant tout à fait capable de mesurer ses propres limites, mais notre beau pays est aux mains d’une classe politique corrompue et se contentant de prélever sa dime sur nos impôts et taxes, trouver des solutions, c’est trop lui demander.


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