J’suis d’ceux qui ne la plaindront pas !

Rachida Dati traverse une mauvaise passe.

La ministre de la Culture, qui s’apprête à quitter le gouvernement pour se consacrer pleinement à sa campagne des municipales, a répondu aux questions de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public le jeudi 5 février 2026. Un moment attendu, qui lui permettra de répondre aux critiques après son projet avorté de fusion de Radio France et de France Télévisions, mais aussi, parions-le, de brasser plus large.

Les députés ne devraient pas manquer de la titiller sur ce qu’il est convenu d’appeler « l’affaire Legrand-Cohen », du nom de ces deux journalistes qui avaient été filmés à leur insu, lors d’un café professionnel, en compagnie de dirigeants du Parti socialiste. La vidéo, capturée par un média d’extrême droite, a été abondamment relayée par les médias du groupe Bolloré.

Rachida Dati sera bientôt remplacée par Catherine Pégard en tant que ministre de la Culture, après un passage de deux ans au gouvernement marqué par un bilan mitigé. Sa réforme de l’audiovisuel public, qu’elle considérait comme indispensable, n’a pas été mise en œuvre. Malgré son dynamisme et sa notoriété, elle n’a pas réussi à soutenir le secteur culturel, dont le budget a considérablement diminué ces dernières années, avec des annulations de crédit atteignant 114 millions d’euros en 2025.

Ébranlée par le vol de bijoux au musée du Louvre, la ministre a multiplié lors de son passage rue de Valois les procédures judiciaires contre les journalistes, et s’est illustrée dans l’art du contre-feu médiatique. Autant de caractéristiques qui font dire à ses adversaires qu’elle s’inscrit dans une logique « trumpiste ». […]

Prise en étau

Rachida Dati espère que son retour en politique l’aidera à obtenir la mairie de Paris, un poste qu’elle juge important. Malgré son manque d’intérêt pour la culture, elle se concentre sur sa campagne contre Emmanuel Grégoire pour reprendre la mairie, après vingt-cinq ans de gestion socialiste. Les sondages la montrent à 26 %, derrière Grégoire 33%, et sa campagne stagne malgré des efforts de communication. Dati fait face à une forte concurrence, notamment de Sarah Knafo à droite et de Pierre-Yves Bournazel au centre.

Des déboires judiciaires

L’absence de programme et d’idées nouvelles nuit à la campagne de Rachida Dati, qui réalise que son nom et son charisme ne suffisent pas face à la concurrence, surtout en raison des affaires judiciaires pouvant affecter la gestion municipale.


Marceau Taburet. HuffingtonPost. Source (Synthèse extraits – Original en lecture libre)  


Une réflexion sur “J’suis d’ceux qui ne la plaindront pas !

  1. bernarddominik 06/02/2026 / 8h22

    Moi non plus

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