Il y a cette part en moi
Qui n’est pas à moi
Il y a cette faille en moi
Que je ne puis combler
Il y a cette ombre immense
Que je ne puis franchir
Il y a cette page maudite
Que je ne puis tourner
Plusieurs aveux s’affrontent
Dans mon dernier aveu
Plusieurs visages se heurtent
Dans mon dernier visage
Plusieurs regards se cherchent.
Dans mon dernier regard.
Nous sommes en très grand nombre
A occupé cette place
À dévorer le reste
De mon dernier repos.
Paul Valet. Accueil. « La parole qui me porte » Ed. Gallimard