… et les oreilles pour mesurer l’océan qui sépare le gotha des puissants et des possédants accompagnés de leurs valets qui se retrouvent dans des territoires aussi restreints que le quartier des Champs Élysées, le Marais et Saint-Germain-des-Prés pour deviser sur leurs affaires lucratives
Dans ce monde où se côtoie grands argentiers, puissants possédants, producteurs de cinéma, conseillers ministériels, ministres et anciens ministres, on se prête des jets privés, des villas sur les Champs Élysées ou à Marrakech, on s’invite sur des yachts et des palaces tout en semant à la volée les argumentaires visant à cacher la nature du système, à diviser les citoyens, à cracher sur le militant du dépassement de la pourriture de leur système.
Tous sont escortés par les commissaires de la pensée unique collant sur nos visages des variétés d’étiquettes à disqualification qui vont « d’extrême gauchiste » à « antisémite » en passant par « ennemi de la patrie » s’il vous vient à l’idée de taxer un peu le grand capital lucratif. La caste des tout-puissants s’activent au-dessus de toutes les lois, au-dessus de notre humanité commune. Elle vocifère contre les normes sociales et environnementales, les impôts de « production » tout en déglutissant sous le ruissellement des aides publiques et des spéculations financières.
Voilà ce qui jaillit de cette abominable, ignoble, sordide, obscène affaire Epstein.
Le pédocriminel mort en prison en 2019 laisse un dossier de centaines de milliers de documents – ou le président Trump est cité 1500 fois – démontrant une organisation mêlant argent et affaires, politique et influence, violence contre des jeunes filles et des enfants.
On ne parle pas ici d’un vol de mobylette ou d’une barre chocolatée, mais d’une violente mécanique de soumission, de traite de jeunes filles et d’enfants recrutés pour être offert a des gens de la bonne société qui ne sont en fait que des prédateurs et criminels sexuels, des esclavagistes du sexe confisquant les papiers de leurs proies, les enfermant, les réduisant au silence y compris en les achetant.
C’est une chaîne de connivences, de transactions opaques et de combines, de passe-droit, de diverses corruptions, d’arrangements privés, d’accord confidentiels où chacun tient l’autre par la barbichette.
La concentration de richesses et la puissance poussent ainsi aux dérogations d’obligations au bien commun, aux zones de « non-droit » des beaux quartiers et au sommet de la pyramide de la finance internationale qui ne manquent jamais de désigner le quartier populaire, l’ouvrier syndiqué, le conducteur de train, l’employé communal, l’agence de l’environnement, école publique à la vindicte. Voilà, qui contaminent et minent la démocratie et la politique. Voilà où se trouve le parasitisme. En haut tout en haut. Pas dans la maison du voisin.
Que la clarté soit faite. Que la justice passe.
Extrait de La lettre de P. Le Hyaric du 07/02/2026
L’avis de B.H.
Oui, il serait temps que la justice se penche sur ce monde de l’argent qui vit en dehors de notre société et de ses règles.
Oui il serait temps que la justice se penche sur ce monde de l’argent qui vit en dehors de notre société et de ses règles