L’acceptation de trop !

Réalisée auprès de 1 502 personnes, l’enquête Ifop pour l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture interroge les Français sur leur perception de la torture, ses formes et son acceptabilité.

Si 62 % des sondés estiment encore aujourd’hui que tout acte de torture est toujours inacceptable, quelles que soient les circonstances, 38 % jugent désormais qu’elle peut être acceptée dans certains cas, contre 25 % en 2000.

Dans le détail, le consensus demeure pourtant fort sur la définition de ce qu’est de la torture. Ainsi, 92 % des personnes interrogées reconnaissent que l’usage de décharges électriques constitue un acte de torture.
Mais 59 % estiment malgré tout ce procédé justifié dans certains cas, notamment lorsqu’il s’agit d’empêcher un attentat. Autrement dit, ce n’est pas la qualification des pratiques qui fait débat — ce qui relève ou non de la torture — mais bien l’interdit lui-même, qui tend à se relativiser.

Une acceptabilité plus marquée à l’extrême droite

Selon l’étude, cette tolérance repose largement sur l’idée d’une efficacité supposée de la torture, en dépit des travaux empiriques établissant le caractère peu fiable, voire contre-productif, des informations obtenues sous la contrainte.
Ainsi, 57 % des Français estiment que la torture est efficace pour obtenir des aveux, 50 % pour prévenir des actes de terrorisme et 46 % pour obtenir des informations fiables.

Cette croyance structure également de forts clivages politiques. Tandis que 77 % des sympathisants de gauche jugent la torture toujours inacceptable, cette proportion tombe à 38 % chez les sympathisants RN-Reconquête.


Pierre Cazemajor. Source

L’avis de B.H.

Notre société est divisée, et ce n’est pas un hasard, une nouvelle violence l’a saisie, mollement combattue par la justice. Celle des extrémismes religieux, celle des narcotrafiquants, celle plus sournoise d’une jeunesse désemparée.


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