Faites des enfants, disait-il…
Les instances infirmières représentatives (1) de la puériculture émettent, d’une voix commune, un cri d’alerte.
Elles attendent une réponse du Gouvernement Attal désormais finalisé aux « réalités alarmantes qui ne peuvent plus être ignorées« .
« La crise actuelle dans notre domaine est le résultat de nombreuses lacunes, dont certaines sont profondément enracinées dans notre système de formation et de santé« , avancent-elles. Elles citent l’absence d’évolution depuis plusieurs décennies de leur programme de formation, de leur champ de compétences et de la réglementation de l’exercice de leur profession. Des travaux ont pourtant été menés pour une refonte mais n’ont jamais abouti. Face au décalage avec les besoins actuels en matière de santé infantile, elles appellent en ce sens à des mesures rapides : « Nous ne demandons pas seulement une reconnaissance de nos difficultés mais des actions concrètes, immédiates et durables.«
[…] Concernant les services d’urgences pédiatriques, une amélioration des conditions de travail est espérée pour soulager les équipements et constituer des infrastructures suffisantes aux besoins.
Enfin, ces instances souhaitent la mise en œuvre d’une politique de prévention efficace et réaliste, en reconnaissant financièrement l’action des services de protection maternelle et infantile.
Les travaux préparatoires des assises de la pédiatrie et de la santé de l’enfant ont permis l’émergence de « propositions concrètes et consensuelles » qu’il est temps, selon elles, de mettre en œuvre.
À l’hôpital, la néonatologie « traverse une crise démographique plus intense que jamais« , qui se traduit par des fermetures de service. […] « Les moyens alloués sont dérisoires comparés à la réalité de terrain« , souligne le CNP. Il fait part de son « impatience » et attend des « mesures fortes » pour répondre aux inquiétudes et aux difficultés de prises en charge rapportées par les soignants.
Jérôme Robillard. Hospimédia. 21/02/2024
- Association nationale des puéricultrices(teurs) diplômé(e)s et des étudiants, la Société de recherche des infirmières puéricultrices, le Comité d’entente des écoles préparant aux métiers de l’enfance, le Syndicat national des puéricultrices diplômées d’État, le Collège des infirmière(e)s puéricultrices(teurs) et le Collectif Je suis infirmière puéricultrice.
Macron veut relancer la natalité, mais il croit peut-être que les enfants naissent par l’opération du saint esprit?
Mais non, ils sont déposé par une cigogne dans les choux et dans les roses.
– il a longtemps été demandé aux personnels soignants de « bosser et de la fermer » et surtout de ne pas se syndiquer, mais d’opter pour une organisation professionnelle qui ne faisait pas de vagues, l’institution Hôpital étant sacrée, discrète. Les religieuses étaient là et tenaient tous les postes de surveillantes… bonjour les promotions !!
– IL y a eu 1968, de grands mouvements, nous étions dans la rue, et le covid est arrivé, a accru la désorganisation, maintenant les équipes parlent, s’organisent et ne subissent plus, elles agissent et sont soutenues . Elles osent !
– Si les techniques médicales ont évolué, l’enseignement devait suivre simultanément, s’adapter, de même que l’adaptation et l’augmentation des qualifications et des rémunérations dans chaque budget et statut.
– Ceci dans l’intérêt des enfants, de leurs familles et des personnels.. mais ce n’est pas en fermant les consultations gratuites de PMI, en démoralisant les professionnels, qui jouent un rôle social important de suivi et d’alerte, qu’on répond aux besoins et qu’on rassure les familles démunies… SOLIDARITE !