La crise politique au Venezuela est plus vive que jamais, et les évènements se succèdent en cascades depuis le 23 janvier, date à laquelle le président de l’Assemblée nationale, Juan Guaidó, a prêté serment devant des milliers de personnes comme président par intérim. Reconnu immédiatement par Donald Trump et plusieurs pays d’Amérique latine, il a reçu le soutien de la France et de nombreux États membres de l’Union européenne.

La visite à l’Élysée du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi en octobre 2017 avait laissé un souvenir impérissable aux défenseurs des droits de l’homme. Interrogé sur le bilan « catastrophique » de l’Égypte en la matière, tant contre les Frères musulmans que contre les militants libéraux, son hôte, Emmanuel Macron, avait déclaré ne pas vouloir « donner de leçons » à son homologue égyptien. « De la même façon que je n’accepte qu’aucun autre dirigeant ne me donne de leçons sur la manière de gouverner mon pays (…), je crois à la souveraineté des États », avait notamment souligné le président français.