Le LR, déjà en quasi-coma… Peltier ajoute à la débandade

Ce presque sans-logis Thierry Mariani, ancien sarkozyste passé de LR au RN de Marine Le Pen, a quelques problèmes de domicile en Paca pour les régionales. Mais nombre de permanents de son ancien parti en ont aussi. Et de plus graves : eux ont perdu leurs repères et savent de moins en moins où ils habitent.

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Macron : roi de la fracturation.

Chacune, chacun, a le droit d’avoir un avis négatif ou positif, sur la gestion exercée par le locataire provisoire de l’Élysée et sa cour ; chacune, chacun, non seulement peut, mais doit, avoir un avis sur les décisions d’autant qu’ils impacts journellement la vie de tous les concitoyens. MC

 

Voici l’avis de Guillaume Peltier (1)

·         Comme celle de la gauche, la motion de censure de LR n’a aucune chance d’être adoptée. Qu’attendez-vous du débat de mardi ?

Guillaume Peltier. « L’originalité des Républicains est de présenter non pas une motion d’obstruction mais une motion de propositions. Nous sommes la seule force politique à soutenir une réforme des retraites et à mettre sur la table un contre-projet financé, fondé sur la vérité (puisque nous vivons plus longtemps, il faut travailler plus longtemps) et sur la justice sociale (car la France n’est forte que quand elle est juste). »

·         Selon les sondages, les deux tiers des électeurs de François Fillon restent favorables à la réforme de l’exécutif. Ce n’est pas un constat d’échec ?

« Les Français et nos électeurs sont favorables à une réforme des retraites et ils ont raison, puisque nous aussi. Mais ils sont opposés à la réforme présentée par Emmanuel Macron . Les électeurs de droite sont en train de comprendre que la réforme du gouvernement, c’est plus de régimes spécifiques après Macron qu’il n’y avait de régimes spéciaux avant Macron. Que les caisses autonomes sont véritablement rackettées, comme le montre la légitime colère des avocats. Sans parler de l’absence de report de l’âge légal. Il suffit de voir l’addition des métiers hostiles à cette réforme pour savoir que nous sommes dans le vrai ».

·         L’exécutif pouvait-il faire autrement que dégainer le 49.3 ?

« La question même du 49.3 n’est pas en cause. C’est un outil constitutionnel que nous défendons. Ce que nous rejetons, c’est la précipitation et la brutalité de la méthode utilisée, un samedi soir, à l’issue d’un Conseil des ministres qui devait être consacré au coronavirus . Ce travail de gribouille illustre d’ailleurs tout le fiasco de ce projet mal ficelé et lacunaire, présenté pourtant comme la mère de toutes les réformes. Au fond, Emmanuel Macron n’est pas un président qui réforme mais un président qui fracture. »

« Quand un texte aussi important pour l’avenir de nos enfants relève d’un budget de 320 milliards d’euros et 14 % du PIB, il est légitime que les Français et le Parlement soit respectés ».

« Le secrétaire d’Etat chargé des Retraites parle d’« un 49.3 de rassemblement », affirmant reprendre de nombreux amendements, y compris de l’opposition… Il y a dans cette expression guignolesque toute la fragilité, la brutalité et l’arrogance du macronisme. Oser dire qu’avec le 49.3, la France est davantage rassemblée, c’est être dans le déni absolu de la réalité. La vérité, après plus de 1.000 jours d’Emmanuel Macron à l’Elysée, c’est que la France est divisée comme jamais ».


Interview recueilli par Pierre-Alain Furbury. Les Échos. Titre original : « Guillaume Peltier : « Macron n’est pas un président qui réforme mais un président qui fracture » ». Source (Très court extrait)


  1. Guillaume Peltier est actuellement député, conseiller régional et vice-président des Républicains. Il est également vice-président du groupe LR à l’Assemblée nationale. …. Il adhère en 1996 au Front national de la jeunesse (FNJ), mouvement de jeunesse du FN. Sous la direction de Samuel Maréchal, père de Marion Maréchal-Le Pen, il est chargé de capter les jeunes catholiques traditionalistes courtisés par Bernard Antony. En 1996, il fonde avec Nicolas Bay, l’Association Jeunesse Action Chrétienté, un mouvement proche de l’organisation Ichtuset qui se mobilise contre le PACS et l’euthanasie. Il quitte le FN en août 1998 pour rejoindre Bruno Mégret. En 2003, il devient secrétaire général du MPF en remplacement de Thierry de La Perrière, et conduit la liste MPF dans la circonscription Massif central-Centre lors des élections européennes de 2004 et codirige la campagne nationale de Philippe de Villiers au niveau national. Il quitte en mai 2008 son poste de secrétaire général du MPF, et en juin son poste de porte-parole. Le  juin 2009, est annoncée son adhésion à l’UMP. À partir de septembre 2011, il fait partie de la cellule Ripostes réunie autour de Brice Hortefeux. Il parraine Laurent Wauquiez pour le congrès des Républicains de 2017. Le 13 décembre 2017, à la suite de la victoire de Laurent Wauquiez, il est nommé deuxième vice-président des Républicains. En octobre 2019, après l’élection de Christian Jacob à la présidence des Républicains, il devient vice-président délégué du parti … la suite est a écrire mais comme tout caméléon …

Wauquiez emprunte …

 […] Un jour de 1966, Georges Pompidou aurait ainsi déclaré : « Arrêtez d’emmerder les Français. Il y a beaucoup trop de lois, trop de règlements dans ce pays. » Depuis qu’elle a été exhumée, cette injonction […] a été reprise par [tous ceux qui portent un] discours libéral ou à des vœux de flexibilité pour l’économie française. […]

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BFMTV : le culte de l’événement permanent

Souvent décriée mais très populaire, la chaîne d’information en continu a pris une place prépondérante dans le paysage audiovisuel. Au point d’être devenue un acteur incontournable de la vie médiatique, politique et sociale en France. Lire la suite

Pas plus Nicolas que François ou Marine, une autre société !

(…) « On s’attendait au pire. Nous voilà servis ! » Devant ses fidèles lieutenants et vieux grognards, Brice Hortefeux, Nadine Morano, Eric Woerth, David Douillet… mais aussi la relève, Geoffroy Didier et Guillaume Peltier, les jeunes pousses de la Droite forte, Laurent Wauquiez…

Nicolas Sarkozy s’est tout de suite mis les militants dans la poche. Il a d’abord cogné sur le bilan de François Hollande à mi-mandat : « On s’attendait au pire. Eh bien, nous voici servis ! ».

Mais, pour retrouver une alternative crédible, il a souhaité mettre de l’ordre dans sa formation politique l’UMP qu’il n’a d’ailleurs que très peu citée dans son discours : « II faut arrêter les querelles, les disputes dérisoires qui ont, j’ose le mot, ridiculisé notre famille politique ces deux dernières années. »

Nicolas Sarkozy a voulu apparaître comme celui qui rassemblerait toute l’UMP. Avant que naisse une polémique, il a tout de suite indiqué que des primaires seraient organisées pour l’élection présidentielle.

Oui au gaz de schiste

Si Nicolas Sarkozy a rappelé plusieurs de ses valeurs, comme le travail, le mérite, l’ambition, le goût du risque, le dégoût de l’immobilisme… il a aussi servi un discours riche et un programme déjà précis.

Pour refonder la France, il a lancé quelques idées de réformes qui devraient faire débat. Voire polémique. Ses partisans salueront sa sincérité et son courage. Sur l’environnement, il n’a pas caché qu’il serait intéressant « de profiter du gaz de schiste alors que le chômage ravage tant nos territoires et nos familles ».

Statut du travail à vie et 35 heures dans la fonction publique, RSA ou allocations communales en contrepartie d’une activité, interdiction à un chômeur de longue durée de refuser un travail… Dans le domaine social, également, Nicolas Sarkozy n’a pas mâché ses mots.

Enfin, il s’est dit favorable au référendum en cas de blocage de la vie politique. D’ores et déjà, il songe à deux sujets à proposer aux Français : diminution du nombre de parlementaires et fusion des conseils généraux et régionaux.

Pas de doute, Nicolas Sarkozy voit déjà plus loin que la présidence de l’UMP

Patrice Barrère – (Extrait) Dauphiné Libéré 26 sept 2014


 

 Autre appréciation

Cher Nicolas Sarkozy,

Comme les juges de l’affaire Bettencourt, je t’ai écouté. Comme Patrick Buisson, je t’ai même enregistré, histoire de conserver une trace indélébile de ta seconde rencontre avec un mannequin. Chez Delahousse, mon Nico, tu étais comme à la maison, visiblement heureux de constater qu’en dépit de l’arrêt, décidé par toi, de la publicité sur Les chaînes publiques après 20 heures, la propagande y était toujours autorisée.

Ce come-back, plus encore que celui des Backstreet Boys, de la coupe mulet et des mocassins à glands, on le redoutait autant qu’il nous réjouissait. Car, autant l’avouer, on se faisait cruellement chier sans toi, même si ton successeur, dans un registre plus Bourvil que de Funès, plus Feydeau que Les Bronzés, a tenu des promesses qui doivent le surprendre lui-même. Sur le moment, va savoir pourquoi, en te voyant revenir ainsi dans l’arène – quand même Giscard ne prétendit qu’à des princesses -, j’ai eu une pensée émue pour tous ceux qui désormais se trouveraient privés de tes conférences facturées une centaine de smics l’unité.

Ce sacrifice de ta part, déjà, est bien la preuve que tu as changé, pourquoi ne pas y croire? Même de Villepin a l’air de tomber dans le panneau, mystifié comme pas mal d’amnésiques ou de masochistes par ce numéro d’acteur, de voltigeur, dont le teaser dominical face à Robert Redford, tel un mauvais remake des Hommes du Président, laisse présager des records de cabotinage à venir. Le temps que dure une mi-temps d’un match de foot, toi qui t’étalonne(tte) désormais sur Zlatan Ibrahimovic, tu as déployé toute l’étendue de ton jeu : feinte de modestie et de contrition, déclaration d’amour au maillot, intimidation de l’adversaire et des juges-arbitres, tacle discret sur tes propres coéquipiers (« Juppé, je l’ai connu quand j’avais 20 ans »), rodomontade de diva outragée (« Qui me rendra mon honneur? »)…

Et puis tu as fini par t’énerver, comme toujours quand tes ballons n’épousaient pas tout à fait la trajectoire prévue, allant jusqu’à insulter tes sponsors (Bygmalion, connais pas) et t’acharner sur un blessé (Hollande) au lieu de t’inquiéter des nombreux invalides dans ton camp. Même tes propos de vestiaire – avec le mariage pédé on a humilié la famille Ricoré, ce genre -, quand ton naturel de la campagne de 2012 reprenait le dessus, personne ne s’en offusqua tellement ils étaient hors-jeu, insignifiants.

T’aurais vraiment pas dû emprunter ses deux neurones à Morano.

Trépanation, lobotomie, tout ce vocable de neurochirurgie était d’ailleurs bien curieux pour quelqu’un qui vise la tête d’un parti et celle d’un pays. Parlant de tête, quitte à te « reconnaître » en Zlatan, tu aurais pu y aller plus franco et te comparer à Zidane, lorsque celui-ci accepta sous la pression populaire de sortir de sa retraite annoncée et de revenir en équipe de France pour la Coupe du monde 2006. On sait comment tout ça s’est terminé par un coup de boule et une défaite. Ton coup de fil intempestif, Nabilla Sarkozy, aux parents du Français assassiné en Algérie, signifiait au passage la défaite prématurée de toute espèce de dignité.

Je t’embrasse pas, j’ai peur des revenants.

Christophe Conte – Inrocks N°983


 

Oui le peuple en a marre de tous ces personnages politiques imposants un régime des plus restreint à 80/90 % de la population alors que les 10 % restants s’empiffrent d’une façon éhontée de profits jamais réalisés depuis mon nombre d’années.

 Il faut un projet pour une autre société, un projet qui permettrait aux 80-90 % de la population de vivre avec un salaire décent du travail qu’il réalise quotidiennement pour des possédants fortunés. Il ne faut pas hésiter à taxer les sur profits réalisés sur le dos des ouvriers, salariés, fonctionnaires.

 Une révolution n’apporterait rien mais une évolution démocratique de la société est nécessaire. MC