Tel Créon dans Antigone, Éric Dupond-Moretti s’était pensé « maître avant la loi ». Mais pas après, viennent de lui rappeler des juges de la commission d’instruction de la Cour de justice de la République (CJR), seule juridiction habilitée à poursuivre les délits commis par un ministre dans l’exercice de ses fonctions.

Le message de son entourage se veut clair : Eric Dupond-Moretti, visé par une information judiciaire qui pourrait être ouverte dans la semaine par le procureur général de la Cour de cassation, François Molins, pour prise illégale d’intérêts, prend du recul dans la guérilla qui l’oppose à certains magistrats.