Audiovisuel
Le régulateur des médias est-il déréglé ?
À quoi joue l’Arcom ?
Lire la suiteRadio malaise…
Mais où est passé France Inter
Lire la suiteLe 20h de France2, en passe de gagner…
… le concours du journal le plus réactionnaire
Lire la suiteTout faire pour…
… créer les conditions de la mort de « L’audiovisuel public ».
« La galaxie médiatique de Vincent Bolloré veut la peau de l’audiovisuel public. […I On a besoin de toutes les bonnes volontés républicaines de ce pays pour s’élever contre cette violence verbale de nature presque politique. » L’appel est lancé par Delphine Ernotte Cunci dans un entretien accordé au Monde le 18 septembre.
La présidente de France Télévisions sort du silence qu’elle s’était imposé. Car trop c’est trop, voilà plus de dix jours que les médias publics subissent un pilonnage en boucle de la « bollosphère » (CNews, Europe 1 et Le JDD), dénonçant une collusion entre l’audiovisuel public et la gauche en s’appuyant sur la vidéo divulguée par le média d’extrême droite L’Incorrect — où l’on voit les journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen en pleine conversation dans un café avec deux cadres du Parti socialiste.
« L’audiovisuel public, c’est la gauche qui parle avec le portefeuille des Français », résumait alors le député RN Sébastien Chenu sur… CNews.
« Marine Le Pen a réclamé samedi [20/09/2025] le départ de Delphine Ernotte, la patronne de France Télévisions, « une militante très marquée à gauche » qui est selon la cheffe des députés RN est sortie de « son rôle » en qualifiant CNews d’extrême droite. La fille de Jean-Marie Le Pen s’est exprimée dans une interview au Journal du Dimanche (JDD), média dans le giron de Vincent Bolloré. »
La patronne de France Télévisions siffle ainsi la fin de la position de neutralité de son groupe. Et elle a raison. Même si ces attaques ne sont pas nouvelles, leur ampleur et leur violence appellent une réponse.
La bataille culturelle est engagée, et il est important de prendre la mesure de son enjeu.
À vingt mois de la présidentielle, les médias Bolloré affichent chaque jour leur détestation des chaînes et radios publiques en même temps qu’ils relaient leur souhait de les voir privatisés. C’est oublier ce que rappelle opportunément la Cour des comptes dans son rapport sur les chaînes publiques, dévoilé le 23 septembre : « France Télévisions a réussi à consolider sa place de premier plan dans les audiences tant linéaires que numériques. Elle est la première source d’information des Français et celle à laquelle ils font le plus confiance. »
Une position qui ne doit rien au hasard mais à un travail de longue date pour produire l’information la plus factuelle et la plus fiable possible, dans un contexte budgétaire restreint.
Loin des dérives de la post-vérité et de média devenus médias d’opinion, mis au service de l’idéologie réactionnaire de leur propriétaire. Ceux qui attaquent aujourd’hui le service public avec tant de virulence sont les mêmes qui minent chaque jour notre démocratie par leurs outrances. D’où la nécessité, plus que jamais, d’avoir un audiovisuel public fort — même s’il est imparfait —, et de le défendre.
Etienne Labrunie. Télérama N° 3950.24/09/2025
Toutes les infos de diverses provenances et obédiences doivent être mises à la connaissance de chacun, après, c’est aux lecteurs de se faire une idée personnelle. En effet, la diversité des sources et des perspectives enrichit notre compréhension du sujet. Chacun est ainsi invité à explorer ces informations variées, à réfléchir de manière critique et à former son propre avis, car la multiplicité des vécus et des opinions peut mener à des révélations inattendues et à une approche plus nuancée des enjeux présents. Cette réflexion personnelle est essentielle dans notre société actuelle, où l’accès à l’information semble de plus en plus soumis à une forme de censure qui ne dit pas son nom, ouvrant la voie à une forme de prêt à penser, dirigée intentionnellement, lorsqu’elle n’est pas déformée volontairement.
MC
Un piège inextricable ?
Les attaques de l’extrême droite contre l’audiovisuel public sont devenues incessantes. La dernière en date cible les journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen. Radio France tente la riposte. Question de survie.
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