Une multitude d’initiatives… avant… l’automédication puis de retrouver des taux de mortalité comme avant 1945…
Les lecteurs, du Dauphiné interrogés en ligne dans le cadre de ce projet sur les services publics, proposent leurs solutions pour améliorer l’accès à la santé en France. Et elles sont finalement assez proches de la réalité des débats à l’Assemblée nationale.
- La fin du numerus apertus réclamée par nos lecteurs sur internet ? Elle vient d’être annoncée par le ministre chargé de la Santé.
- L’obligation ou l’incitation à s’installer dans des zones rurales ou en déficit de médecins ?
- C’était le cœur des débats parlementaires autour de la loi santé ce printemps.
Ces changements structurants, qui ne donneront des résultats que lentement, ont été précédés ces dernières années de tentatives d’augmenter ou de rationaliser l’offre existante.
Technologie.
La télémédecine a d’abord été testée comme une manière d’apporter un médecin là où n’y en a plus. Téléconsultations et télécabines sont encore aujourd’hui utilisées pour assurer un accès minimal à la santé dans des vallées reculées ou pour des publics fragiles : Ehpad, handicap. Dans les déserts médicaux, certaines ARS ont créé des services médicaux itinérants, comme le Medicobus.
Sans rendez-vous.
Les hôpitaux, avec leurs urgences engorgées par la bobologie, ont, eux aussi, réagi : ils ont commencé à mettre en place des centres de soins non programmés, des SAS (service d’accès aux soins) et autre maison médicale de garde, avec l’aidè de généralistes volontaires. Des structures qui font ce que de nombreux généralistes ne font plus : recevoir les gens sans rendez-vous. Mais leur modèle financier est précaire et leur existence sans cesse en question.
Regroupement.
L’autre solution, pour alléger la charge de travail des médecins, a été le regroupement en pôle. Sous l’impulsion des médecins eux-mêmes, parfois aidés par les collectivités locales qui construisent puis louent le bâti. Ou de pharmaciens, qui prennent en charge le volet immobilier et louent aux médecins. Mais l’engouement des débuts a parfois été suivi de crashs spectaculaires, comme ces locaux municipaux flambant neufs, que personne ne veut louer.
Les communes s’en mêlent.
Les communes ont parfois été réduites à vanter la beauté de leurs paysages, dans des petites annonces sur internet du type : « Village cherche médecin désespérément ». Mais il arrivait trop souvent que le nouveau médecin reparte aussi vite qu’il était venu.
En désespoir de cause, certaines communes rurales se sont alors mises à embaucher elles-mêmes des médecins dans des centres communaux de santé, avec un certain succès, à l’image d’Amplepuis (Rhône). Le centre de santé de cette commune de 5.000 habitants ne désemplit pas, dix ans après sa création. Sept médecins salariés par la municipalité reçoivent ainsi près de…10.000 patients par an ! Si la rémunération des praticiens y est inférieure de 20 % à une pratique libérale, cela ne freine pas l’installation de nouveaux médecins.
« Cela correspond aux nouvelles aspirations. D’ailleurs, on voit qu’on est une jeune équipe, on est presque tous dans la trentaine », décrit Sophie Mouchotte, médecin coordinatrice de l’établissement qui loue aussi « l’esprit d’équipe ». « Je sais que je peux aller toquer chez un collègue pour lui parler d’un patient, c’est le groupe qui fait la force de ce centre ».
M.-L.P. Le Dauphiné Libéré. 24/06/2025
Depuis 8 mois, d’une hospitalisation à l’autre, je découvre un monde nouveau.
L’expérience de consultations ou d’interventions chirurgicales, tant dans le privé que dans le public, se révèle riche d’enseignements.
L’accueil, la prise en charge préopératoire que postopératoire, bien que manquant de moyens, s’avèrent plus conforme à ce que je considère le rôle de la médecine et le respect du patient dans le secteur hospitalier public.
Dans le privé, on fait en sorte d’externaliser le maximum de procédures de suivis ou de soins. Les séjours d’hospitalisation sont courts.
De plus, les dépassements d’honoraires sont officialisés et affichés dans le privé.
Vous êtes donc informés, soulignant que les professionnels de santé, sont libres du montant des honoraires de ce qui vous attend !
En outre, l’externalisation vous met, en plein responsabilités de ce que vous faites ou déplace sur le pôle infirmier !
On peut constater que le système anglo-saxons est en œuvre.
Éviter toutes judiciarisations possibles et une réduction des coûts efficace.
Il semblerait que les tenants du néoliberalisme veulent faire école, si ce n’est déjà fait, dans le secteur public.
RBLAPLUME