Quel est le plus malade…

… entre Elon Musk, J.D. Vance et Donald Trump, ce n’est même plus une question, c’est une certitude, nous avons affaire à des fous dangereux pour la planète, quant aux états-uniens, ils ont élu des responsables à la tête de l’État, qu’ils s’en débrouillent. MC.

La diversité en entreprise « façon » Trump

« Inadmissible », a tonné le président du Medef Patrick Martin.


Objet de son courroux, une lettre envoyée en mars par l’ambassade des États-Unis à de nombreuses entreprises françaises leur intimant d’abandonner leurs politiques dites d’inclusion ou de diversité, sous peine de ne plus travailler avec l’État américain. [Certes, c’est une menace pour le moment, mais rien que le fait de l’avoir énoncée est très inquiétant. MC]

Fabienne Michaille, conseillère en féminisation des organisations et fondatrice de Leadtogether, en a été aussitôt avertie par des entreprises qui font appel à ses conseils pour développer une politique d’égalité femmes hommes.

Des réactions entre poursuite volontariste et mise en sommeil de la démarche, dit-elle sans pouvoir nommer ses clients. Mais des entreprises comme BNP Paribas ou Sodexo ont publiquement revendiqué de rester « diverses » tandis qu’Accenture supprimaient ses objectifs DE1 (Diversité, Équité, Inclusion). Fabienne Michaille a de fait vu la menace monter bien avant.

Le 20 janvier 2025, le nouveau président des États-Unis signait un décret interdisant aux institutions fédérales et aux entreprises de mener des politiques d’inclusion et de discrimination positive liées à l’âge, à la classe sociale, au genre, aux origines ethniques, au handicap ou à l’orientation sexuelle.
Soit la traduction dans la loi de la croisade « anti-woke » l’ayant porté à la Maison Blanche (les « woke » étant les « éveillés » agissant contre les discriminations).

Le test du « genre »

Et dès février, des entreprises annonçaient à Fabienne Michaille vouloir se retirer du baromètre de l’égalité femmes hommes qu’elle était en train de créer.
« C’était très tendance depuis la loi Rixain (en 2021). Les entreprises avaient envie de s’afficher en ce domaine, notamment pour attirer les jeunes. Mais certaines qui avaient des grands clients américains m’ont dit qu’elles se retiraient du baromètre, témoigne Fabienne Michaille. D’autres, qu’elles mettaient la diversité en stand-by ».

Le mot test en ce domaine est « genre », assimilé à la très discutée « théorie du genre » qui critique la distinction classique des sexes. « Avant, je parlais de stéréotypes de genre, maintenant je préfère stéréotypes femmes hommes », constate Fabienne Michaille, qui poursuit : « Je sens dans les entreprises des mouvements de retour en arrière sur ces questions… Je sens une colère qui monte. Et Trump les décomplexe ».

Deux politologues américains, Ronald Inglehart et Pippa Norris avaient diagnostiqué dans les électorats populaires un « cultural backlash », une réaction culturelle — c’était en juillet 2016, après la victoire du Brexit au Royaume-Uni et avant la première victoire présidentielle de Donald Trump.
Serait-ce au tour de la France ?


Francis Brochet. Le Dauphiné 12/04/2025


Lire pour plus amples renseignements : Des Femmes et des Hommes. Le pouvoir en partage de Fabienne Michaille et Bertrand Badré (Actes Sud).


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