Votre procès pour agressions sexuelles s’est terminé la semaine passée et l’on attend maintenant le verdict le 13 mai 2025.
Votre défense a été unanimement qualifiée comme venant d’un autre âge, les attaques hargneuses de votre avocat contre les plaignantes ayant même fait dire à une avocate de la partie adverse que vous étiez « un agresseur défendu par un agresseur ». On voit mal comment cet étalage de masculinisme préhistorique et de trumpisme dans l’air du temps pourrait vous éviter une condamnation.
Votre avocat a insisté à de nombreuses reprises sur le manque de preuves de vos agissements.
En ce qui concerne ce qui vous était reproché dans le cas présent, votre comportement sur le tournage d’un film en 2021, on ne se prononcera pas. En revanche, il existe un témoignage accablant filmé lors de votre voyage en Corée du Nord en compagnie de Yann Moix, le triste plumitif frustré qui a fait rire toute la France en s’autoproclamant génie littéraire sur la complaisante chaîne CNews.
Dans ces images diffusées par France 2 en 2023, on vous voit harceler sexuellement votre guide et traductrice nord-coréenne, l’ensevelissant à longueur de journée sous les remarques graveleuses, les sous-entendus dégueulasses et autres invitations à découvrir la poutre que vous avez dans le caleçon.
Un élément n’a pas été suffisamment souligné à mon sens dans ces images.
Vous, l’ami des dictateurs, l’intime de Poutine, le lèche-cul des assassins en costard, vous exécutez votre numéro d’obsédé minable sur le sol de la pire autocratie de la planète.
En Corée du Nord, quiconque déplaît à Kim Jong-un est purement et simplement exécuté, souvent avec sa famille. Votre victime ne peut pas prendre la fuite ni repousser les assauts d’un invité de marque comme vous sans risquer sa vie.
Lorsque vous soumettez cette interprète envoyée par le régime à vos borborygmes alcoolisés ayant trait à votre anatomie censément formidable, vous profitez de la vulnérabilité d’une femme en danger de mort.
Pour cette ignominie-là, rassurez-vous, vous êtes tranquille : elle ne portera jamais plainte.
Stéphane Babey. Vigousse. Vendredi 4 avril 2025.
MERCI