Les 12 propos au sujet de l’immigration

… ressortant du « conclave » de la gauche

1. Proposer systématiquement l’enseignement du français dès l’arrivée sur le territoire pour l’ensemble des étrangers primo-arrivants afin de favoriser une intégration rapide et durable.

2. Permettre à des citoyens français de s’engager dans le parrainage des candidats à la citoyenneté en soutenant leur démarche de naturalisation.

3. Faire aboutir, enfin, la promesse maintes fois repoussée d’accorder le droit de vote aux résidents étrangers aux élections locales, sur le modèle des ressortissants de l’Union européenne.

4. Refonder le système d’accès au séjour en élargissant les critères d’admission et en inversant la logique administrative actuelle : faire de l’admission au séjour la règle, et du refus l’exception. Les refus, circonscrits aux situations graves ou hors des critères nouvellement définis, devront être mis en œuvre dans le strict respect des droits humains.

5. Fonder l’immigration de travail sur une approche associant les partenaires sociaux et les territoires, en dialogue avec les pays d’origine.

6. Repenser la gouvernance des politiques d’immigration en garantissant une réelle approche inter-ministérielle et la fin du monopole du ministère de l’Intérieur.

7. Expérimenter une territorialisation des politiques d’accueil et d’intégration en associant des collectivités locales volontaires et engagées.

8. Adopter une « loi spéciale » permettant un programme massif de construction ou de réhabilitation de nouveaux logements. Cette loi, sur un temps déterminé de cinq à dix ans, doit permettre de lever certains obstacles à la construction (recours abusifs, prix du foncier, non-application volontaire de la loi SRU, etc.).

9. Ce programme obligera les promoteurs et les collectivités à privilégier des opérations de mixité sociale, permettant la location et l’accession et mettant fin progressivement à l’hyper-concentration de la pauvreté.

10. Organiser une force européenne de sauvetage en mer pour sortir de l’indifférence et de l’indignité face aux milliers de migrants qui périssent en Méditerranée.

11. Créer un Groupe international d’Experts sur les Migrations (Giem), sur le modèle du Giec, pour produire une base d’informations et un corpus scientifique accessibles à tous, valorisant les travaux des chercheurs souvent ignorés ou discrédités.

12. Appuyer la création d’un média destiné à faire entendre des personnes immigrées et ceux qui les accompagnent, en donnant à voir la diversité des parcours, les réussites, les expériences positives comme les difficultés rencontrées par ceux qui ont choisi la France.


Un avis tout personnel :

Que la « gauche » face des propositions tout comme l’a fait en son temps la « droite » ou « l’extrême droite », nous semble essentiel que les formations politiques proposent des idées, voir des solutions. Il est essentiel d’examiner sans a priori les propositions de chacun afin de favoriser un véritable débat démocratique. Dans ce contexte, il est crucial d’aborder en priorité les enjeux liés à l’immigration, surtout à une époque où la France fait face à de profondes mutations économiques. En effet, la réalité est que de moins en moins de sites industriels sont opérationnels pour accueillir de nouveaux salariés. Cela soulève la question de l’adéquation entre les l’integration des immigrés et les besoins du marché de l’emploi.

Hélas, combien d’entreprises existent uniquement sous forme de bureaux, délocalisant leurs activités vers des pays où les coûts de production sont moins élevés, délaissant ainsi le tissu industriel français ? Ce phénomène de délocalisation ne cesse d’accroître le chômage et fragilise notre économie nationale. Il semble donc indispensable d’envisager des stratégies qui pourraient permettre de renverser cette tendance.

Il nous semble que les toutes premières propositions devraient résider dans la relocalisation des activités industrielles, une démarche qui pourrait non seulement renforcer notre autonomie économique, mais aussi revitaliser des régions souvent abandonnées. Pour ce faire, il serait judicieux de contribuer à la recherche et à l’innovation en permettant aux entreprises françaises de développer des produits et services adaptés aux besoins du marché, en mettant l’accent sur des technologies durables et respectueuses de l’environnement.

À force de désindustrialisation et de robotisation à outrance, il serait en effet préférable de réinvestir dans une industrie française, éventuellement européenne, en collaborant avec certains pays partageant des avantages sociaux similaires. Cela permettrait non seulement de stabiliser les coûts de revient, mais également de garantir un certain niveau de protection des travailleurs.

Une telle coopération pourrait également favoriser le partage des meilleures pratiques en matière de production, d’innovation et de responsabilité sociale, assurant ainsi une compétitivité durable sur le marché mondial.

Il est donc impératif que les différentes formations politiques, quelle que soit leur idéologie, se rencontrent sur des points communs et s’unissent autour de propositions concrètes. Ce dialogue pourrait offrir la possibilité de forger un avenir où l’économie française serait mieux armée pour faire face aux défis de la mondialisation tout en préservant un cadre de vie équitable et inclusif pour tous.

MC


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