Après une rencontre au ministère de l’Économie, mercredi dernier, l’intersyndicale de Casino a mobilisé largement le 05/12/2023 à Saint-Étienne, plus de 2 000 personnes sont venues manifester, ce dimanche, pour montrer leur attachement à Casino.
Les élus locaux étaient tous là : le maire de la ville, les députés, les sénateurs… Les édiles des petites communes aux alentours ont aussi répondu présent.
L’entreprise » Casino «
50 000 salariés
c’est
67 hypermarchés et 441 supermarchés.
Ça ne nous a pas vraiment rassurés. Il a aussi annoncé que la « proxi », les petits magasins, comme ceux de l’enseigne Vival, ne seraient pas vendus, et nous avons appris dans les journaux que cela serait sans doute le cas…
Bien évidemment, des entrepôts pouvant faire double emploi seront fermés, tout comme une grande partie du personnel « des sièges » ou les « réseaux de logistique ».
Pour une grande partie les entreprises Auchan et Intermarché seraient repreneurs. pour une autre partie les une « vente à la découpe » risque d’intervenir – Un dernier exercice qui ne laisse pas beaucoup d’espoir les salariés dans ce genre de solution.
Dans ce dossier, qu’attendez-vous de l’État ?
En posant ce genre de questions aux syndicats bien évidemment la réponse est d’exiger que l’État « providence » vienne suppléer le déficit de l’entrepreneur ; sauf que Bruxelles ne l’entendra comme une « subvention directe aux entreprises » incompatible avec la loi communautaire.
Certes l’État pourrait « pousser » banques, ayant grassement bénéficier de tous les versements des intérêts au service de la dette – pratiquement un milliard par an –, celles-ci pourraient venir mettre de l’argent au pot et relancer l’activité du groupe. Mais l’État le fera-t-il, ou tout au moins en aura-t-il le pouvoir ?
Quant au milliardaire Daniel Kretinsky, il fait celui qui découvre que tout va mal maintenant, après cinq années d’actionnariat au sein de la société, c’est grave !
En parallèle, pour la restructuration de la dette (d’un poids astronomique estimé entre 7 et 12 milliards d’euros – NDLR), il y a déjà une procédure de sauvegarde accélérée : des actions qui vont être diluées, et il va y avoir une augmentation du nombre d’actions pour compenser ces pertes.
Article réalisé d’après un texte de Cécile Rousseau. Source
Déjà les banquiers vont perdre le capital prêté non remboursé, ils faut être naïf pour croire qu’elles vont accepter d’accroître leurs pertes. La réalité capitaliste est dure à avaler: c’est le salarié qui paie les erreurs de gestion du patron. Et ce n’est pas Macron qui va changer ça.