(…) « On sent un vent mauvais, un effritement des valeurs d’hospitalité et de solidarité », témoigne Florent Gueguen, délégué général de la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars).

Cinq mois dans la peau d’une femme SDF.

Pendant cinq mois, une journaliste s’est immiscée dans la vie de femmes SDF. Dans Sur la Route des Invisibles, elle raconte leur quotidien, leurs angoisses, leurs espoirs. Publié le 24 septembre, ce livre est un hommage à des femmes trop souvent ignorées.

Nombreux sont les sans-abri qui vivent en couple. Trois d’entre eux témoignent ici de cette réalité mal connue, voire taboue.

Et oui, ça existe et souvent a la porte (ou très proche) de chacun, ce drame engendré par la société … seul la société… une autre société peu changer la donne. Je suis d’une génération qui a connue « les fortifications » et les abris de fortunes/ghetto « Les bidonvilles »  autour de Paris au sortir de la guerre de 40 qui fut par une volonté gouvernementale et l’avènement des 30 glorieuses, éradiquera, fort heureusement. Je ne croyais pas revoir cette misère envahir les rues et pourtant … MC

J’aime bien venir manger le midi à l’accueil de jour de la fondation Abbé Pierre. On dépose les chiens dans le chenil. Ils ne salissent jamais, ils n’aboient pas. Je n’ai pas de chiens, mais j’aime bien qu’ils soient là. Ils sont jolis, et on leur donne le reste de nos repas ou des croquettes, quand il y en a. Les SDF aiment les animaux. En période hivernale, l’accueil de jour a changé ses horaires. On peut y rester jusqu’à 16 Heures. Ça fait du bien. On est ensemble, on discute, on boit du café, au chaud.

Le collectif des associations unies a installé lundi une trentaine de tentes le long du canal Saint-Martin à Paris pour défendre les mal-logés et sensibiliser sur ce problème, la ministre du Logement Sylvia Pinel. Une rencontre décevante selon le porte-parole du collectif et directeur adjoint de la fondation Abbé Pierre, Christophe Robert.