Quand une loi concernant notre sécurité et nos libertés est votée selon le principe de « la procédure accélérée », induisant un temps court entre son examen en conseil des ministres et celui à l’Assemblée nationale, sans débat dans la société, des questions se posent !

Il y a quelques années, j’avais été scandalisé par une chanson « Utile » qui disait : « A quoi sert une chanson si elle est désarmée ? », me disaient des Chiliens, bras ouverts, poings serrés. Comme une langue ancienne qu´on voudrait massacrer, je veux être utile à vivre et à rêver.

En septembre 2011, après la chute du colonel Kadhafi, les journalistes du Wall Street Journal et de la BBC qui ont pénétré dans les quartiers généraux de l’ancien dictateur y ont découvert des contrats signés avec la société française d’ingénierie informatique Amesys. Cette filiale de Bull a fourni aux autorités de Tripoli un système d’interception des e-mails et de surveillance des messageries instantanées telles que MSN. Ce dispositif, baptisé Eagle, a permis l’arrestation de milliers d’opposants. Le contrat signé en 2007 avec Amesys ne portait pas seulement sur la vente de ce moyen de contrôle et de répression des citoyens libyens. Il incluait également un important volet d’assistance technique pour sa mise en place, ne laissant pas de doute sur le fait que l’entreprise connaissait la finalité de cet outil.