En septembre 2011, après la chute du colonel Kadhafi, les journalistes du Wall Street Journal et de la BBC qui ont pénétré dans les quartiers généraux de l’ancien dictateur y ont découvert des contrats signés avec la société française d’ingénierie informatique Amesys. Cette filiale de Bull a fourni aux autorités de Tripoli un système d’interception des e-mails et de surveillance des messageries instantanées telles que MSN. Ce dispositif, baptisé Eagle, a permis l’arrestation de milliers d’opposants. Le contrat signé en 2007 avec Amesys ne portait pas seulement sur la vente de ce moyen de contrôle et de répression des citoyens libyens. Il incluait également un important volet d’assistance technique pour sa mise en place, ne laissant pas de doute sur le fait que l’entreprise connaissait la finalité de cet outil.

Un groupe de hackers affirme avoir pisté un agent du FBI qui aurait recueilli des millions de numéros identifiants uniques (Udid) d’ iPhones et d’ iPads.

Le tout-puissant Fédéral Bureau of Investigation (FBI) américain se serait-il donné pour mission d’espionner le monde entier en mettant à profit les nouveaux outils de communication ?