Election municipale et autres
Indépendantisme…
… n’est pas la solution pour une société équitable
Lire la suiteJ’suis d’ceux qui ne la plaindront pas !
Rachida Dati traverse une mauvaise passe.
La ministre de la Culture, qui s’apprête à quitter le gouvernement pour se consacrer pleinement à sa campagne des municipales, a répondu aux questions de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public le jeudi 5 février 2026. Un moment attendu, qui lui permettra de répondre aux critiques après son projet avorté de fusion de Radio France et de France Télévisions, mais aussi, parions-le, de brasser plus large.
Lire la suiteÉlections municipales PLM
Reprenons les données du problème.
Lire la suiteA savoir avant « les municipales » …
Votes blancs : éclairons les lanternes – Existe ou pas ?
Le débat n’est pas nouveau mais il a pris du poids avec « crise des Gilets jaunes » et la défiance vis-à-vis des politiques : la reconnaissance du vote blanc.
Le 7 mai 2017, lors du second tour de la présidentielle, trois millions de Français ont voté blanc et un million a rendu un bulletin nul. Douze millions d’électeurs inscrits (1) se sont abstenus (25,44 %,), soit plus que le nombre de voix recueilli par Marine Le Pen (un peu plus de 10 millions). Le vote blanc progresse élection après élection. La question d’une reconnaissance autre que symbolique se pose.
Que dit la loi actuelle ?
La loi du 12 février 2014 visant reconnaître le vote blanc aux élections a conduit à ce que les bulletins blancs et nuls ne soient plus mélangés : ils, sont comptabilisés de façon séparée. Ils n’entrent pas en compte dans les suffrages, exprimés mais les résultats des scrutins les mentionnent.
Ce qui changerait
Présidentielle
Emmanuel Macron a été élu avec 66 % des suffrages. Avec la prise en compte du vote blanc, son score serait tombé à 60 % et celui de Marine Le Pen à 31 %. Cela reste très haut.
En revanche, en 2012, François Hollande aurait été élu avec 48,63 % des voix en prenant en compte les blancs et les nuls (la distinction entre les deux n’existait pas à l’époque) et Jacques Chirac aurait gagné en 1995 avec 49,5 % des voix.
Législatives
Cela dit, la loi stipule que dans ces scrutins majoritaires uninominaux, au second tour le candidat arrivé en tête est élu. Il est possible qu’un débat sur la légitimité des élus à moins de 50 % des voix soit ouvert. Car si la reconnaissance du vote blanc ne consiste qu’à le comptabiliser dans les suffrages exprimés, cela ne changera pas grand-chose. En revanche, s’il s’agit d’ouvrir la possibilité d’invalider une élection ou d’empêcher une majorité absolue, c’est le système électoral qu’il conviendra de modifier.
D’après un article de Nathalie MURET, Dauphiné Libéré. 04/03/2019.
(1) Le Centre d’études de la vie politique (Cevipof) estime à 14% le seuil d’abstention incompressible en France.
Les votes blancs avantagent les grands partis.
Qui seraient les principaux perdants si les bulletins blancs étaient intégrés dans le calcul du vote ? La réponse ne résiste pas à l’analyse mathématique, financière et politique : les petits partis, les petits candidats seront les plus lésés.
Explications en trois points.
1. Les calculs
Les seuils pour le maintien ou des fusions au second tour sont calculés soit sur les suffrages exprimés (municipales, régionales), soit sur les inscrits (départementales législatives). Dans le premier cas, plus il y aura de bulletins blancs, plus le score pour rester en lice ou fusionner devra être élevé.
- Actuellement, une liste qui obtient 11 % des exprimés à une élection municipale, par exemple, peut rester au second tour. Avec 11 % de bulletins blancs, elle passe sous la barre des 10 % et se voit éliminée.
- Dans le second cas, celui du calcul sur les inscrits ne change rien. C’est le niveau d’abstention qui, restera déterminant.
- En revanche, si les votants (exprimés + blancs) deviennent le critère au lieu des. inscrits, les chances de voir des triangulaires augmenteront.
2. L’argent
Financièrement, sauf pour les Européennes (3 %), les remboursements (présidentielles, législatives, régionales, départementales, municipales) sont déclenchés d’un seuil (% des suffrages exprimés -Notez que pour les municipales il dépend aussi du nombre d’électeurs dans la commune). La prise en compte du bulletin blanc relèvera également ce seuil.
Déjà pas évidentes, ainsi l’obtention de prêts et les levées de fonds pour, les « petits candidats »; vont devenir encore plus compliquées.
3. Les comportements politiques
Le ressort du vote blanc est avant tout protestataire: S’il est comptabilisé, le bulletin blanc deviendra l’objet du vote sanction, le bon recours pour les électeurs qui votent par exemple contre une majorité sortante sans forcément adhérer à un autre candidat, un autre parti
Le vote blanc augmente ce qu’on appelle « la prime » au sortant en captant les votes sanction par rapport aux adversaires, grands ou petits, et recentre le choix de l’électeur sur l’adhésion au candidat et l’utilité du suffrage exprimé.
Lexique
Vote nul: considéré comme un rejet de l’offre politique. C’est un bulletin déchiré ou annoté ou non réglementaire (format différent, autre couleur, etc.). Il n’est pas pris en compte car il contrevient au code électoral.
Vote blanc: considéré comme une insatisfaction face au choix des candidats, il prend la forme d’une enveloppe vide ou d’un bulletin vierge, du même format qu’un bulletin officiel.
Suffrages exprimés : c’est, nombre de suffrages enregistrés pour une liste ou pour un candidat car ils ne sont ni blancs ni nuls.
Participation électorale : c’est le nombre d’électeurs qui ont choisi de voter. La participation est un pourcentage entre le nombre de votants et le nombre de personnes inscrit sur les listes.
Abstention : ne participer d’aucune manière.
Avec les municipales sont lièes les intercom’s …
Derrière les municipales se cache une instance ou la démocratie populaire n’a pas accès. Le choix des élus à l’Intercom, etc., est dicté selon l’élection municipale au sein de périmètres définis.
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