« Il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué » ou plus simplement que restera-t-il des mesures votées par l’Assemblée nationale autour du budget de la Sécu après son passage au Sénat et son futur retour a l’assemblée ?
Si l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) doit avoir lieu dans l’hémicycle du Sénat à partir de ce mercredi 19 novembre 2025, les sénateurs de la commission des Affaires sociales ont commencé, dès ce week-end, à s’attaquer à la version rendue par les députés. Donnant ainsi le ton sur la position que devrait tenir le Palais du Luxembourg, largement dominé par une droite, qui a prévu de réécrire la copie de fond en comble.
Première victime : le report de la réforme des retraites portant l’âge légal de départ à 64 ans. « Le Sénat ne peut pas se renier sur une réforme qu’il a soutenue depuis des années », a fait savoir la rapporteuse générale centriste Élisabeth Doineau, sénatrice de la Mayenne.
Le retour du gel des prestations sociales
Autre mesure votée par l’Assemblée nationale et retoquée par le Sénat : la suspension du gel des pensions des prestations sociales. Si le gouvernement souhaitait la désindexation de ces prestations sur l’inflation pour économiser 2,7 milliards d’euros, les députés de gauche avaient œuvré, avec succès, pour l’empêcher.
Les sénateurs soutiennent l’exécutif tout en assouplissant certaines mesures, épargnant les bénéficiaires de l’AAH et les retraités à faible revenu. Amélie de Montchalin évoque un déficit du PLFSS de 5% en 2026, alors que l’objectif est de 4,7%.
La droite et le centre souhaitent revenir sur le relèvement de la CSG sur les placements financiers, tandis que l’Assemblée continue d’examiner le budget de l’État, bien que l’annulation de dernière minute par Laurent Panifous, invoquant la fatigue des députés, soit saluée par la droite et l’extrême droite, mais critiquée par la gauche. Cyrielle Chatelain suggère que cela vise à réduire le temps de débat pour éviter le vote sur la première partie.
Il a bonne mine maintenant Olivier Faure et ses moutons… Le PS a obtenu… rien du tout pour le moment… en attente certes de la suite… mais hélas, n’en doutons pas, tout sera fait par la hiérarchie gouvernementale pour revenir à sa proposition première, voulu par Macron et le patronat. MC.
Faure s’est il fait balader ou en réalité est il en phase avec Lecornu ?