Pas question de payer la facture !
Derrière les milliards, il est essentiel de ne pas laisser le débat budgétaire uniquement dans les mains des techniciens.
Vers un passage en force du gouvernement ?
Le budget de l’État n’est pas qu’un simple exercice technique ou comptable. Il reflète des orientations politiques qui touchent directement la vie des salariés et de leur famille. Chaque année, le PLF (projet de loi de finances), incarne les priorités du gouvernement et oriente les moyens alloués aux services publics et à l’avenir de notre modèle social.
Le gouvernement de Michel Barnier laisse peu de doutes sur les orientations du nouveau gouvernement : il s’inscrit dans les pas de son prédécesseur. Il va même plus loin et s’apprête à réduire drastiquement les dépenses publiques de 60 milliards d’euros.
Le discours alarmiste sur la dette et le déficit ne sert qu’à justifier les politiques d’austérité.
L’austérité n’est pas une fatalité
Ce discours de la peur peut être facilement déconstruit. Ce choix politique vise à protéger les intérêts des plus riches et des grandes entreprises et des marchés financiers tout en sacrifiant la réponse aux besoins fondamentaux de la population.
Avec un gouvernement dont la survie repose sur des négociations précaires avec le Rassemblement national, il est essentiel de se préparer à défendre nos exigences et nos propositions.
Les réductions d’impôts successives en faveur des plus riches et des grandes entreprises ont contribué à fragiliser les services publics, notre bien commun indispensable.
Les dépenses publiques ne sont pas un fardeau, elles sont le reflet de nos choix collectifs pour construire une société plus juste et solidaire. Depuis plusieurs années, les services publics sont asphyxiés par des réductions budgétaires qui privent les travailleur·ses et les usager·es des moyens nécessaires.
Pourtant, on le sait, réduire les dépenses publiques ne crée pas de richesses, au contraire, cela affaiblit notre modèle social et augmente les inégalités. Investir dans les services publics, c’est investir dans l’avenir en assurant une éducation de qualité, un accès aux soins, et en soutenant l’économie locale.
Payer des impôts, c’est participer à la construction du bien commun
La direction Syndicale de la CGT.
Merci D.R. pour cette info.
Le problème ce n’est pas la diminution de la dépense publique, mais l’équilibre des comptes. La CGT ne répond pas à la question des ressources. Et de quels services publics parle la CGT? Elle qui a détruit la réputation de la sncf, fait fermer l’industrie navale méditerranéenne, vise à fragiliser notre système de retraite en refusant la simple réalité du rapport temps travaillé/temps pensionné. A vrai dire quand la cgt sort de son domaine de la défense des salariés, elle tombe dans une logique de défense de classes qui fragilise ceux qui sont en dehors de ces classes. Il n’y a pas de service public dans la logique de la cgt, mais des intérêts de classe. Le service public c’est d’abord le service.