Fin de vie…

… Manu a causé…

Dans un entretien accordé à Libération et La Croix, Emmanuel Macron a annoncé un futur projet de loi avec des mots ultra selectionnés qui concernent « l’accompagnement vers la fin de vie, sous conditions ».

Un projet de loi ouvrant une « aide à mourir » sous « conditions strictes » allait être présenté, en avril, au Conseil des ministres, afin que la première lecture à l’Assemblée Nationale ait lieu au mois de mai.

Cette « aide à mourir sous conditions strictes » se veut différente de l’euthanasie ou du suicide assisté, selon Emmanuel Macron, qui estime « le consentement » du patient ainsi que l’accord de l’équipe médicale, nécessaire.

Pour prétendre à cette aide, de nombreuses conditions de santé seront à réunir et une fois l’accord de plusieurs médecins obtenu, le patient devra s’administrer seul ou accompagné si besoin, le produit létal, qui mettra fin à ses souffrances.

Les patients majeurs, « capables d’un discernement plein et entier », atteints d’une « maladie incurable » avec « pronostic vital engagé à court ou moyen terme » et subissant des souffrances « réfractaires », soit sans possibilité d’être soulagés, pourront « demander à pouvoir être aidés afin de mourir », a annoncé Emmanuel Macron auprès de nos confrères.

« Avec ce texte, on regarde la mort en face », a-t-il confié aux deux quotidiens.


D’après Alice Terrier et sources diverses


Note : ce projet de loi pose nombres problèmes. D’abord philosophique, ensuite religieux et plus encore, va obliger les services médicaux à bafouer le serment d’Hippocrate.

Pourtant, il faudra bien régler ce problème un jour ou l’autre, de la fin de vie souhaitée alors que le patient n’a plus aucun espoir de soigner ou que la famille devant les faits avérés s’y résigne.

Autre point de vue : le fait de présenter ce projet de loi sur la fin de vie en période pré-électoraliste des européennes ne constitue-t-il pas un sujet portant à la division des partis politiques — notamment du RN qui est le point de mire de la Macronie ? MC


6 réflexions sur “Fin de vie…

  1. raannemari 11/03/2024 / 19h42

    Bien contente de ne pas être Française.
    Et En 2022, 53 personnes de nationalité française ont demandé l’euthanasie en Belgique et ont pu avoir une mort digne et apaisée.

    • Libres jugements 11/03/2024 / 20h26

      Merci Anne-Marie pour ce commentaire.
      Il est vrai que la position de la Belgique – Tout comme la Suisse d’ailleurs – sur la fin de vie, dégage une humanité dont les gouvernants Français feraient bien de s’inspirer. Je ne pense pas – malheureusement – que ce que propose notre locataire temporaire de l’Élysée, soit à la hauteur du problème.
      Avec toute mon amitié. Michel

  2. tatchou92 11/03/2024 / 22h45

    Je suis membre de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité depuis plus de 30 ans… par conviction mais aussi en réaction aux hypocrisies ..
    – il aurait été bien que notre pays se dote beaucoup plus largement de services de soins palliatifs pour accueillir et accompagner dignement les personnes en fin de vie, dans un cadre serein… (à un prix de journée moins élevé qu’à l’hôpital..) libérant aussi des lits pour ceux qui sont mal accueillis dans les urgences… Les personnels y oeuvrant sont formés et font preuve d’empathie avec le patient et sa famille.
    – il aurait été bien aussi que les accompagnants puissent être assistés dans nos services… comment le faire dans les conditions actuelles ? comment isoler la personne ?comment l’accompagner ?
    – L’annonce présidentielle ne me satisfait pas, j’attends les débats au Parlement… Elle méconnait la situation, les souffrances physiques et morales du patient, celles de sa famille, celles de tous les professionnels concernés.. comment l’inconscient dans son lit, va-t-il s’administrer le produit létal ? comment demander au conjoint, aux enfants, qui savent que la fin est proche, mais qui seront sans doute incapables du moindre geste.. et qui sont peut être croyants et pratiquants ?
    – je vais vous faire une confidence : j’ai oeuvré pendant plus de 30 ans comme infirmière/cadre sup de santé .. confrontée à cette question professionnellement, mais aussi dans ma propre famille.. j’ai accompagné mon conjoint à l’hôpital, et mon fils, revenu chez lui, il savait, avec son épouse et ses filles qui savaient aussi, et nous avons eu la chance d’être soutenues… il est parti serein entouré de ses proches…

    • Libres jugements 12/03/2024 / 4h14

      Merci pour ce commentaire argumenté. Il porte en son expression tout le respect du, a la belle personne que tu es et je suis fiere d’etre ton ami. Remerciement aussi pour l’éclairage que tu apporte sur un fait sociétal auquel nous pourrions – avons helas – ete confronté mais nous laissant démunis.
      Amitiés. Michel.

  3. raannemari 12/03/2024 / 19h51

    Mon époux, Français, est mort dans mes bras, à la maison, accompagné de son ami d’enfance, par euthanasie.

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