Sans commentaire : CQFD

La campagne se durcit en même temps que les affaires fleurissent.

Et le discours de Marine Le Pen se radicalise.

En meeting dimanche à Nantes, la candidate du Front national a violemment réagi à la publication d’informations au sujet de la mise en examen de sa chef de cabinet pour un emploi présumé fictif d’attaché parlementaire au Parlement européen et celle d’un proche, Frédéric Chatillon, patron de la société Riwal, accusé d’avoir financé le FN via un microparti.

La présidente du FN a vilipendé les médias, mais elle ne s’est pas arrêtée là.

S’adressant aux magistrats, elle les a d’abord prévenus : « La justice est une autorité, pas un pouvoir ; les magistrats sont là pour appliquer la loi, pas pour l’inventer ou contrecarrer la volonté du peuple. »

Ensuite, Marine Le Pen a élargi ses critiques :

« Je veux dire aux fonctionnaires, à qui un personnel politique aux abois demande d’utiliser les pouvoirs d’État pour surveiller les opposants, organiser à leur encontre des persécutions, des coups tordus, ou des cabales d’État, de se garder de participer à de telles dérives. Dans quelques semaines, ce pouvoir politique aura été balayé par l’élection mais ses fonctionnaires, eux, devront assumer le poids de ces méthodes illégales. Ils mettent en jeu leur propre responsabilité. L’État que nous voulons sera patriote. »

Au Syndicat de la magistrature, sa présidente, Clarisse Taron, juge que « Marine Le Pen se donnait jusqu’ici une apparence de respect des institutions, mais elle a tombé le masque ce week-end ».

Quant au syndicat de policiers Alliance, il a rappelé que « les policiers oeuvrent pour le sens commun et non pour des intérêts particuliers. »

Cette violente charge serait-elle la première erreur de la candidate dans cette campagne ? (…)


Guillaume Calignon, Les Echos – Titre original « La violente charge de Le Pen contre les fonctionnaires suscite un tollé » – Source (Extrait-Synthèse)


 

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