La Société générale aurait réalisé 1,8 milliard de profits sur les pertes attribuées à Jérôme Kerviel.

Notre enquête apporte de nouvelles révélations et permet de comprendre l’attitude de la banque au cours de la semaine du 21 janvier 2008. Trois interrogations surgissent : les 4,9 milliards que le trader est supposé rembourser ont-ils vraiment été perdus ? Quel a été le rôle exact de Daniel Bouton, pdg de la Société générale ? Le crédit d’impôt de 2,2 milliards octroyé à la banque est-il justifié ?

C’est une déposition sans précédent, qui transforme le dossier Kerviel en un scandale Société générale. La commandante de police chargée de piloter cette affaire à la brigade financière a raconté au juge d’instruction Roger Le Loire les dysfonctionnements rencontrés lors de ses enquêtes, menées entre 2008 et 2012. Son témoignage fait basculer le dossier et ne peut que forcer la justice à rouvrir l’enquête. (Extrait)

L’incarcération du trader Jérôme Kerviel, accusé d’avoir fait perdre près de 5 milliards d’euros à la Société générale par ses paris hors normes, ne doit pas clore l’affaire. Pour le sénateur Eric Bocquet, faire toute la clarté sur les responsabilités de la banque, c’est permettre à la République de reprendre la main sur la finance.