Pour tous les militaires des différents pays, pour tous les résistants à l’envahisseur, pour tous les civils disparus, honoreront leur mémoire. Pas plus que la commémoration du 11 novembre 18, celle du huit mai 45, doit être honorée par la présence d’un grand nombre de français au pied des monuments souvenirs. Ne négligeons pas la commémoration de ce dernier conflit international qui, rappelons-nous, résulte de la montée des extrêmes droites fascisantes. MC

 Officiellement, en ce 11 novembre 2018, le président américain Donald Trump était furieux. Des féministes aux seins nus déboulant sur les Champs-Élysées, alors que sa limousine blindée remontait l’avenue, en pleine commémoration du centenaire de l’armistice de 1918…

Ce 8 mai, la France commémore le 69e anniversaire de la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie et la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.

L’historien Jean-Paul Scot analyse le sens de cette commémoration à laquelle il faut redonner du contenu politique.

Signée en deux temps, la capitulation de l’armée du Reich a mis fin à un conflit qui fit plus de 36 millions de morts sur le continent. Mais « On minimise trop souvent la portée des idéologies fasciste et nazie dont on commémore aujourd’hui la défaite », analyse Jean-Paul Scot.