Droit de prescription…

… pour les Infirmières « en Pratique Avancée » (IPA).

  • Des arrêts de travail jusqu’à trois jours,
  • Des transports sanitaires,
  • Des antalgiques de base,
  • Certains antidiarrhéiques,
  • La fosfomycine pour la cystite sans complication
  • Des examens comme la mammographie
  • Le frottis…

Ce sont quelques prescriptions que les infirmières en pratique avancée (IPA) peuvent prescrire sans médecin. Le gouvernement a publié cette liste pour lutter contre la désertification médicale. Cela applique une disposition de la loi Rist de 2023, permettant un accès direct aux IPA sans passer par les médecins. Le ministre de la Santé, Yannick Neuder, a déclaré que c’est une avancée fondamentale pour améliorer le système de santé.

Cependant, l’autorisation de prescription par une infirmière soulève des questions concernant l’étendu des actes qu’elles peuvent réaliser. Pas d’accord pour un renouvellement d’ordonnance médicamenteuse complexe participants à plusieurs interactions.
Un médecin effectue au moins sept années d’études avec acquisition obligatoire d’une expérience hospitalière, et bien que leurs enseignements professionnelles de qualité garantissent un niveau de compétence élevé, et même si certaines infirmières peuvent avoir des connaissances supplémentaires grâce à des formations continues et des spécialisations, elles n’atteindrons jamais l’équivalence de connaissances des praticiens.

Il est regrettable de ne pas avoir accès à un médecin généraliste, car cette relation continue avec ses patients, lui permet d’obtenir un diagnostic précis et une prise en charge globalisée.

Pour des patientes ou patients ne présentant des cas simples sans « d’antécédents ou diagnostics engagés », la possibilité de se voir prescrire une ordonnance permet de libérer du temps pour les médecins généralistes, permettant à ces derniers de se concentrer sur des cas plus complexes et de fournir des soins de meilleure qualité aux patients qui en ont vraiment besoin.
Cette répartition des tâches peut également contribuer à réduire les temps d’attente dans les établissements de santé, offrant ainsi un accès plus rapide aux soins pour tous.


Article proposant une synthèse après la lecture de plusieurs médias.
Il conviendra à chacune, chacun d’obtenir plus amples renseignements
sur les nouvelles fonctions et prescriptions possibles des IPA – MC


2 réflexions sur “Droit de prescription…

  1. Danielle ROLLAT 03/05/2025 / 17h57

    Merci Michel, pour avoir été moi même infirmière hospitalière, à domicile, en Centre de santé, avoir dirigé une résidence autonomie, je me réjouis de cette avancée nécessaire et attendue surtout en milieu rural et en déserts médicaux. Ces collègues sont expérimentés, connaissent leurs limites d’intervention, ceux qui travaillent avec elles et eux aussi, et savent pouvoir compter sur leur professionnalisme. Celà devrait aussi permettre logiquement une revalorisation de leur carrière.

    • Libres jugements 03/05/2025 / 18h52

      Merci Danielle pour ton commentaire, je sais que tu parles en connaissance de cause.
      Concernant le désert médical, le médecin généraliste de la maison de santé où je vais est en arrêt maladie depuis un an, ce qui complique la prise de rendez-vous. On m’a proposé de voir une infirmière autorisée, mais ayant de nombreuses pathologies et des traitements lourds, cela m’inquiète. Je fais des prises de sang chaque semaine et je consulte régulièrement plusieurs spécialistes dans différents services au CHU de Nîmes. Pour, même des avis simples comme pour soigner un rhume, j’hésite à parler des causes des symptômes liés aux médicaments. Les médecins ne veulent pas prendre de risques. Je pense que pour des prescriptions par des infirmières pour des patients sans diagnostics complets, il serait difficile d’assurer une bonne transition.

Répondre à Danielle ROLLATAnnuler la réponse.