La loi contre le narcotrafic adoptée

La version définitive de la proposition de loi contre le narcotrafic
a été adoptée par le Parlement.

Michel


Le ministre de la Justice a, avec son collègue de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a érigé ce texte en priorité de la politique sécuritaire du gouvernement avec comme mot d’ordre : s’attaquer au « haut du spectre » de la criminalité organisée en France.

  • Création d’un Pnaco

La création d’un parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) devrait voir le jour en 2026. Sur le modèle des parquets financier (PNF) et antiterroriste (Pnat), le Pnaco serait saisi des crimes les plus graves et complexes.

  • Prisons haute sécurité

La création de quartiers de haute sécurité dans les prisons pour les trafiquants les plus dangereux s’inspire des lois antimafia italiennes. Le premier établissement verra le jour fin juillet à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais).

  • « Dossier-coffre »

Est également prévu un dispositif controversé permettant la création d’un « dossier-coffre » ou « procès-verbal distinct », pour ne pas divulguer certaines informations relatives à des techniques spéciales d’enquête aux trafiquants et à leurs avocats.

  • Les repentis

Le régime des repentis, personnes impliquées dans des réseaux, mais collaborant avec la justice, devient plus attractif : elles pourraient voir leur peine réduite jusqu’aux deux tiers de la peine initiale.

  • Des infiltrés civils

Est aussi acté un statut d’« infiltrés civils », ces informateurs rémunérés qui pourraient, sous conditions strictes, être autorisés par le futur Pnaco à infiltrer les réseaux. Mais ces infiltrés devront s’inscrire dans un « parcours de sortie de la délinquance » établi par une convention avec le Pnaco. Ces informateurs seront dûment contrôlés après leur infiltration, pendant dix ans durant lesquelles le moindre crime ou délit commis réactivera les peines précédemment encourues.

  • Fermetures de commerces

Le texte permet aux préfets de décider la fermeture administrative de commerces soupçonnés de blanchiment, pour une durée allant jusqu’à six mois, éventuellement prolongée six mois par le ministre de l’Intérieur.


Alexandra Simard. Le Dauphiné. 30/04/2025


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