Accès aux cahiers de doléances…

… six ans après la fin du grand débat post-crise des gilets jaunes,

Emmanuel Macron annonce que les cahiers de doléances vont être mis en ligne et que leur accès au sein des archives départementales sera facilité.
« Dès ce vendredi 02 mai 2025, chacun pourra se rendre dans un centre d’Archives départementales ou aux Archives nationales sans contrainte particulière pour une consultation des cahiers », a confirmé le chef de l’État auprès de plusieurs médias.

« Je souhaite que courant 2026, ces cahiers soient aussi accessibles en ligne selon des modalités à définir avec les parlementaires et élus que je sais mobilisés sur le sujet », ajoute Emmanuel Macron. Il fait référence à la résolution adoptée par le Parlement il y a un mois, et qui demande la publication de ces cahiers de doléances.

Concrètement, un arrêté, publié mardi 29 avril 2025, permet de lever les contraintes administratives pour que ce matériau historique soit abordable à tous, en open source. Il l’est déjà dans les archives départementales, mais il demeure des freins, notamment techniques pour la mise en ligne.

Les cahiers de doléances ont en effet pris des formes très différentes : les Français ont écrit dans les marges sur les côtés, ont fait des ratures. Les outils d’intelligence artificiels vont permettre de les retranscrire pour les rendre lisibles.

Sous l’égide du ministère des Relations avec le Parlement, un groupe de travail va donc être mis en place avec des parlementaires, des associations d’élus, etc., pour définir les critères, spécialement d’anonymisation. Il faut en effet gommer toutes les données personnelles (adresses, téléphones, etc.) laissées par ceux qui ont rédigé ces cahiers de doléances.

« Le grand débat a été un moment inédit et utile pour le pays », défend le président de la République. « De nombreux Français en effet ont pris part à ce grand moment de consultation démocratique. Ce mouvement de mobilisation citoyenne a changé la vie de la Nation. Chacun peut le constater dans son quotidien ».

Les Maisons France services dans tous les cantons, le versement automatique des pensions alimentaires en font partie ainsi que la revalorisation de la prime d’activité ou la fameuse « prime Macron ». « Nous avons réparé des injustices et fait progresser la liberté, l’égalité et la fraternité », revendique Emmanuel Macron.

Reste malgré tout des demandes fortes listées dans les cahiers de doléances et qui ne sont pas engagées : c’est le cas du revenu de solidarité à la source.
Un projet très technique sur lequel les services de l’État continuent de plancher.


Nathalie Mauret. Le Dauphiné 02/05/2025


Identifier vos commentaires ; sinon c'est direction poubelle.