Raisons courroucées !

Suite à l’article Suicides de soignants à l’hôpital…

Pourquoi ces agressions, ces assassinats, ces suicides  ?
C’est une situation qui ne cesse de questionner nos concitoyens :
on peine à recruter soit par concours soit en tant que vacataires les personnels soignants et médecins, les enseignants, les médecins et personnels soignants scolaires, les policiers, les militaires, les fonctionnaires d’une manière générale.
Mais on se plaît à se moquer d’eux, à les vilipender. On se complaît à les prendre à partie sur les réseaux sociétaux ou physiquement en leur prenant parfois la vie : des agents hospitaliers, des policiers, des magistrats, des agents de l’administration pénitentiaire, des enseignants, des fonctionnaires des impôts ou du travail. J’en oublie sans doute. La liste des suicides s’accroît chaque mois un peu plus.

Ces conditions d’exercice (de travail) deviennent de plus en pénibles, dangereuses. Cette réalité de non-reconnaissance institutionnelle et celle du pays de leur « utilité » devient insupportable et conduit, dans de très nombreux ministères, des fonctionnaires à mettre fin à leurs jours.
Il ne m’a pas échappé que, dans le secteur privé, les mêmes causes entraînent les mêmes effets.
Il semble qu’on s’achemine vers une forme d’implosion à défaut d’une révolte, d’une insurrection.

Mais en ce qui concerne les fonctionnaires, le PATRON est :

Constitution de 1958
« TITRE III-LE GOUVERNEMENT Article 20
Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la nation.
Il dispose de l’administration et de la force armée.
Il est responsable devant le Parlement dans les conditions et suivant les procédures prévues aux articles 49 et 50. etc. »
Il s’ensuit qu’il y a des ministères de l’Éducation, de la justice, des Armées, de l’Économie, des Finances, de l’Intérieur etc.

Qui gouverne ?
Nous ?

On nous dit que tous les ministères sont « à l’os ».
Je ne vois qu’une solution radicale, finir de détricoter le statut des fonctionnaires voire le faire disparaître.
Plus de fonction publique d’État, plus de fonction publique hospitalière, plus de fonction publique territoriale. L’opinion publique se réjouira-t-elle de ce grand chambardement ?
La fameuse parité salariale, encore imparfaite dans la fonction publique, disparaîtra. Son sort n’est pas important car on la mentionne très rarement. Mais elle existe cette parité !


RBLAPLUME


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