Les riches toujours plus riches, au détriment des autres : « Je sais qu’on répète toujours la même chose », admet Cécile Duflot. La directrice de l’ONG Oxfam ne sait plus comment alerter sur ce qu’elle considère, aujourd’hui, comme un « danger démocratique ».
Jusqu’à choisir pour la publication du rapport… le jour de l’ouverture du Forum économique de Davos, lundi. Qui coïncide avec la prise de pouvoir de Donald Trump, savamment aidé par l’homme le plus riche du monde, Elon Musk.
Fortunes héritées
« On parle de sommes qui défient l’entendement, insiste Cécile Duflot. Jusqu’à 100 000 euros, voire un million, chacun arrive encore à imaginer. Mais au-delà ? Des milliards ? Des centaines de milliards, qu’est-ce que c’est ? » Et de rappeler que la fortune de l’homme le plus riche de France permet d’acheter… « 13 millions de Renault Twingo ». « Vous voyez, même comme ça, ce sont des chiffres absolument inconcevables », insiste-t-elle. Et d’enfoncer le clou : « si on lui prenait 99 % de sa fortune, Bernard Arnault resterait milliardaire ».
Ce cadre posé, Oxfam se défend de toute détestation des riches ou de la réussite financière. En revanche, l’ONG aimerait voir un peu plus de redistribution — contrainte, puisque « le ruissellement, on a bien vu, ça ne fonctionne pas vraiment », rappelle Cécile Duflot.
D’abord, avec l’héritage. La quasi-totalité des nouveaux milliardaires n’ont « aucun mérite » particulier : « Tous les milliardaires de moins de 30 ans ont hérité de leur fortune », assène Cécile Duflot. Et selon UBS, dans les 25 prochaines années, plus de 1 000 des milliardaires actuels vont transmettre… plus de 5 200 milliards de dollars à leurs héritiers.
« Colonialisme des temps modernes »
Oxfam pointe également l’origine « colonialiste » de nombreuses fortunes. « De nombreux super-riches doivent une partie de leur richesse au colonialisme historique et à l’exploitation des pays plus pauvres. La dynamique d’extraction des richesses persiste aujourd’hui de vastes sommes d’argent continuent d’affluer des pays du Sud vers les pays du Nord et leurs citoyens les plus riches, dans ce qu’Oxfam décrit comme un colonialisme des temps modernes », écrit l’ONG.
Elle aligne trois préconisations pour remédier à une situation « dangereuse » pour la démocratie, à l’heure où une « oligarchie de milliardaires » semble prête à prendre le pouvoir — comme avec Eion Musk aux États-Unis. Oxfam appelle les États à agir « sans tarder » pour réduire les inégalités. L’ONG préconise que les gouvernements s’engagent à ce que les revenus des 10 % les plus riches n’excèdent pas ceux des 40 % les plus pauvres.
Pour ce faire, elle réclame la taxation des plus riches via « une convention, fiscale régie par l’ONU », la fin des paradis fiscaux où vivent plus de la moitié des milliardaires, ainsi qu’une taxation systématique des héritages « pour démanteler la nouvelle aristocratie ».
Joël Carassio. Le Dauphiné Libéré. (lecture libre) 21/01/2025
La fortune de B Arnault a baissé de 50 milliards. Ça montre le côté relatif des fortunes en actions. Testa vaut il 200 milliards? C’est loin d’être sur. La spéculation a atteint de tels niveaux, comme le bitcoin dont la valeur ne repose sur aucun bien aucun travail, juste la spéculation. Après avoir utilisé le dollar, du papier, pour acheter toutes les richesses du monde, voilà que les usa veulent nous vendre du bitcoin, c’est à dire du vent. Il serait temps que le monde se réveille et dise un non franc et massif aux volontés de Trump