Ce que Benyamin Netanyahou refusait aux familles des otages et à Joe Biden, il l’a accordé à Donald Trump. Après quinze mois de guerre, il a accepté un cessez-le-feu de quarante-deux jours, qui prévoit la libération de 33 otages israéliens en six semaines et de 1 700 prisonniers palestiniens. Cela laisse les familles à Tel-Aviv dans l’incertitude, espérant le retour de tous les otages.
Netanyahou ne pouvait rien refuser au nouveau président américain, un allié essentiel pour les quatre prochaines années. Il lui a dit que les « plus beaux jours » de leur alliance étaient à venir. La réalité, c’est que Steve Witkoff, l’envoyé de Trump, ne lui a pas laissé le choix, en disant que le nouveau président était « exaspéré » par le manque de progrès sur la libération des otages. Sa colère a fait bouger les choses et a aidé Netanyahou à surmonter ses doutes sur l’arrêt des hostilités.
On comprend mieux aujourd’hui pourquoi le Premier ministre israélien n’était pas pressé de signer une trêve. Elle révèle avec éclat combien il était l’otage de son extrême droite. Itamar Ben-Gvir et ses amis ont fustigé un « accord de capitulation » et ont démissionné du gouvernement, dénonçant un cessez-le-feu « scandaleux ». Ce faisant, ils ont confirmé leur cynisme inhumanitaire, qui les pousse à préférer la poursuite de la guerre à la libération des otages.
Sitôt la trêve signée, le Hamas, lui, est réapparu. Cela signifie que, en dépit de quinze mois de guerre qui ont transformé Gaza en champ de ruines, où des montagnes de décombres et des munitions non explosées doivent être nettoyées avant que la reconstruction commence, le mouvement islamiste terroriste n’est pas éradiqué. Cette résurgence pose de nombreuses questions sur l’efficacité des stratégies militaires employées au cours de ce conflit prolongé. En effet, la méthode de la guerre à outrance était-elle la bonne ?
Les pertes humaines et les destructions matérielles massives dépeignent un tableau tragique de la situation sur le terrain. Alors que les familles pleurent leurs proches disparus et que les infrastructures essentielles sont réduites à néant, le besoin d’un changement de stratégie devient de plus en plus pressant. Après la démission surprise du chef d’état-major de Tsahal, il est urgent qu’une commission d’enquête israélienne se mette en place pour répondre à la question.
Une telle commission pourrait examiner non seulement les décisions militaires et stratégiques qui ont mené à cette impasse, mais aussi les implications politiques de ces choix sur le long terme.
La société israélienne est confrontée à des défis sans précédent qui nécessitent une réflexion approfondie et une approche collective pour envisager un avenir pacifique. Dans ce contexte, le débat sur la responsabilité politique et militaire s’avère crucial pour envisager toute solution durable.
« commission d’enquête israélienne », sans blague, à mourir de rire si quelqu’un y croit !
Les dilemmes demeurent les mêmes :
quid de la Cisjordanie, sous la coupe du Fatah avec la compléance d’Israël ? Ce territoire occupé se voit réduit à des enclaves isolées, jour après jour, avec des zones interdites et une colonisation sans cesse en expansion.
Une autorité palestinienne, qui donne des gages à l’occupant par des opérations de polices dans les lieux où l’on la tolère, s’efforce de donner le change de la légitimité.
Quid de la bande de Gaza sous l’influence, malgré la guerre menée par l’armée israélienne, du Hamas ? Ces dizaines de miliers de morts civils, pour la plupart, n’ont pas permis de supprimer le Hamas de cette région. C’est avec cette organisation tant honnie que l’on négocie la libération des otages.
Quel avenir pour cette bande de terre tant convoitée notamment par les partis politiques de droites et religieux d’Israël ?
Que de massacres ! Que de souffrances ! Que de conventions internationales bafouées !
On n’évoque même pas le sort et les victimes des guerres dans des pays limitrophes comme le Liban, la Syrie, l’ Irak, les régions sous l’autorité des Kurdes sans oublier l’Arménie !
La Turquie, par sa situation géographique, son armée et sa dipomatie devient l’un des pays majeurs de ce Moyen Orient.
Que dit l’Union eurpéenne, l’ONU et la France dans ce concert d’indignations ou de mandats d’arrêts délivrés par la CPI ? Que disent ou font les grands royaumes du Moyen Orient ?
Les Etats-Unis mencent la CPI ? Que fait-on ?
Pour s’exprimer et agir, il faut être souverain, puissant et libre que l’on se proclame l’Union européenne ou la France !
Le sommes-nous encore ?
RBLAPLUME