Anna ressent des crampes dans les pieds et les jambes, des douleurs qui perturbent son sommeil et l’obligent parfois à faire une pause en conduisant. Après avoir consulté un médecin généraliste le 19 septembre, elle reçoit une ordonnance « urgente » pour une échographie. Elle se rend donc au service d’imagerie médicale du CH de Valence (Drôme), où la secrétaire lui demande d’attendre quatre semaines, pour voir l’angiologue… mais si elle accepte de payer 30 € de dépassement d’honoraires elle pourrait consulter le médecin le jour même.
Interrogé, l’hôpital indique que « moins de 10 % des médecins du CH exercent en libéral »
Jeanne, elle aussi, a des douleurs aux jambes ! Avec une ordonnance pour une IRM des deux genoux, elle appelle, le 1er octobre, tous les hôpitaux d’rdèche, Drôme, Gard.
Que ce soit dans le secteur public ou privé, on lui explique qu’elle devra se déplacer deux fois pour passer une IRM pour chaque genou, car il n’est pas possible de les examiner le même jour.
La raison ? Depuis 2009, en cas d’association d’actes de radiologie, le tarif le plus élevé est facturé au prix fort, tandis que les autres le sont à 50 % de leur valeur.
En conséquence, les médecins sont contraints de dédoubler les acteset le patient d’utiliser eventuellement deux fois un VSL
La Caisse nationale de l’assurance maladie considère ce dédoublement comme une « volonté de contourner la règle de l’abattement ». Na
Les remboursements pour les actes de radiologie et d’imagerie ont augmenté de 6,8 % entre 2022 et 2023. Ainsi, sur 12 milliards d’euros d’actes médicaux réalisés en 2023, 41 % concernent ces spécialités.
Dans son rapport sur la financiarisation de la santé publié le 25 septembre, la commission des Affaires sociales du Sénat déclare : « Le marché français de l’imagerie médicale, qui génère 3 milliards d’euros de recettes annuelles, est un secteur où la financiarisation progresse de manière significative ces dernières années. Actuellement, 20 % à 30 % de ce secteur pourrait être financiarisé », c’est-à-dire soumis aux exigences d’investisseurs privés qui cherchent des rendements au détriment des patients et des cotisants.
La Sécurité sociale a prévu de lancer une campagne de contrôle des radiologues pour examiner ces abus d’ici 2025.
Pourquoi si tardivement, pourquoi pas dès maintenant ?
Article composite à partir de plusieurs sources
C’est honteux. En autorisant les dépassements d’honoraire Giscard et Chirac ont commencé la privatisation de notre système de santé. Ce qui me gêne c’est qu’aucun gouvernement de gauche n’a remis en cause cette scandaleuse réforme.
Les Parlementaires pouvaient soulever la question aussi.. je me souviens de manifs « la santé n’est pas une marchandise » « pas touche à la sécu »
Que je le dis souvent, n’attendons pas tout des politiques, le vrai pouvoir, nous l’avons en n’allant dans les pharmacies que pour les médicaments, ce qui est leur seul et unique métier… quand ils seront gavés de stocks de tout ce qui n’est pas leur métier, ils se recentreront et défendront leur bifteck plutôt que d’appauvrir les autres
N’attendons pas tout des Gouvernements, nous avons tous bien compris que les places étant bien chaudes et fort rémunératrices… ils ne feront rien pour ne prendre aucun risque !
Merci Alain pour ce commentaire.
Amitiés. Michel
De rien, bien amicalement !
L’économie de la compromission à la pénurie règne dans tous les secteurs. Bien sûr que c’est d’abord la faute de tous ceux qui nous ont gouverné, tous plus incompétents et peureux les uns que les autres. Il y a beaucoup d’exemples, mais l’un des plus symboliques sont les pharmacies
En effet, elles acceptent, en compromission totale avec nos Dirigeants, les coupes sombres faites dans la partie médicale, qui les rémunère de » moins en moins, mais accepte cela car d’aucun leur permet de s’approprier de nombreux autres secteurs
Qui d’entre nous n’a pas fait 50 mètres avant d’arriver au rayon des médicaments et après avoir traversé les parfums, les produits de beauté, bonbons acidulés, crèmes de bronzage, dentifrice, brosses à dents, chaussures et pas forcément qu’orthopédique, les désodorisants, huiles essentielles, fleurs de bach, … etc … et pire encore, voilà les robots à consultations et encore pire ils ne laissent aux infirmières que le décrottage des fesses s’appropriant de plus en plus de prestations …
Mais qui donc se pose la question de savoir comment fonctionnent ceux que ces complices du pouvoir appauvrissent sans la moindre vergogne
Et pourtant nous avons une solution que malheureusement peu de gens utilisent, N’ALLONS A LA PHARMACIE QUE POUR ACHETER LES MEDICAMENTS !