… par la coupe budgétaire à La Poste
L’annonce vendredi en marge du congrès des maires ruraux à Saint-Julien (Côte-d’Or), d’une coupe claire de Bercy dans le budget qui permet à La Poste de financer sa présence sur le territoire, a fait l’effet d’une bombe parmi les élus ruraux.
Sur 174 millions d’euros par an (pouvant aller jusqu’à 177), le fonds qui assure la présence des services postaux en milieu rural ou les quartiers populaires des villes doit fondre de 50 millions € et ce, dès cette année.
« Un énorme cataclysme »
« Ça veut dire qu’on va effacer d’un coup du paysage 10 000 points relais commerçants et agences postales communales parce qu’on ne pourra plus les payer, c’est un énorme cataclysme », s’indigne Xavier Cadoret, maire de Saint-Gérand-le Puy (Allier).
Les bureaux de poste, financés par La Poste, ne sont pas concernés, à l’inverse des agences postales communales et des points relais commerçants.
« La notion de service va encore plus s’éloigner de nos territoires ruraux », regrette Gilles Noël, maire de Varzy (Nièvre).
La loi postale de 2010, née de l’ouverture à la concurrence du secteur, oblige La Poste à maintenir au moins 17 000 « points de contacts » (bureaux de poste, agences communales et intercommunales, relais postaux commerçants, France Services…) en vertu de sa mission de service public d’aménagement du territoire.
Cette mission, forcément déficitaire, est évaluée à 348 millions d’euros et compensée par un fonds de péréquation de l’État dans le cadre d’un contrat de « présence postale territoriale » signé entre l’État, La Poste et l’Association des maires de France.
Ce n’est pas sûr que certains services comme la Banque Postale résistent à ces fermetures. Le suicide de la poste continue.
RBLAPLUME.
Ce n’est que la finalité de cette politique de destruction du maillage social qui atteint les services de santé, les ministères de l’agriculture, du travail, les écoles rurales, les gendarmeries, la poste, les finances publiques, les petits commerces, les services de proximité que l’on transfère aux communues en particulier sans moyens financiers.
Le MEDEF aidé par les service de l’Etat (Rapport remis en septembre) a encore quelques suggestions à formuler pour alourdir cet inventaire.
Le Sénat va peut-être réagir. Faisons confiance à son président M.Larcher !