Une belle enquête du magazine en ligne Disclose (1)
Comme on s’en doutait un petit peu, l’Europe n’en a rien à foutre. Il lui faut, car il nous faut, des bagnoles électriques à toute force. Entre autres.
Disclose documente les cas écœurants de sociétés européennes impliquées dans des désastres écologiques.
Et parmi elles, des françaises.
La société minière Imerys a laissé un beau cadeau à l’Amazonie, sous forme de 200 000 m3 de déchets toxiques oubliés dans les rivières. À l’autre bout, la Mongolie. En mai, Macron est allé là-bas embrasser sur la bouche le président, Ukhnaagiin Khürelsükh.
La première visite sur place d’un président français depuis le début des relations diplomatiques en 1965. Pardi ! Le sous-sol est plein d’uranium, clé de l’industrie nucléaire, plus encore depuis la branlée reçue au Niger.
C’est grave ? Mais pas du tout.
Orano – ex-Areva -, qui exploitera les gisements, ne fait qu’injecter d’énormes quantités d’acide sulfurique dans le sous-sol, menaçant les puits alentour.
Une enquête judiciaire mongole constate des « moutons, chèvres, chevaux qui naissent handicapés, [de ,l’]eau souterraine polluée, [des] femmes qui font des fausses couches.. (1) ».
Enfin, le groupe minier Eramet, copropriétaire d’une mine de nickel en Indonésie. « Là aussi, écrit Disclose, les terres sont détruites, et les populations autochtones déplacées ».
Ces trois glorieuses entreprises bien de chez nous sont par ailleurs « aidées » financièrement par le programme européen Horizon, payé par les impôts de l’Union. Trop chou.
Fabrice Nicolino. Charlie hebdo. 22/11/2023
Honteux. Il devrait y avoir un accord international interdisant ces pratiques, car les plus grosses entreprises minières sont canadiennes australiennes et américaines et font de même.