En réaction au « Black Friday », s’est tenu le 24 nov le « Green Friday ». À l’origine de cette initiative, le président de la Fédération Envie, Jean-Paul Raillard. […]
- Comment est né le collectif Green Friday ?
Nous avons créé l’association Green Friday en 2017. L’objectif était de réunir plusieurs associations et entreprises pour valoriser le réemploi solidaire et la consommation durable. […]
Les entreprises qui adhèrent à Green Friday s’engagent à reverser 10 % du chiffre d’affaires du Black Friday à l’une des associations partenaires que compte le collectif. Cette année, les deux associations partenaires sont Halte à l’obsolescence programmée (HOP) et Zero Waste France, une association qui milite en faveur du zéro déchet. En 2022, l’opération Green Friday a permis de reverser 20 000 euros aux associations.
- Quel est l’objectif ?
Avec Green Friday, nous voudrions faire comprendre aux gens qu’ils ne doivent pas se laisser berner par les sirènes du Black Friday. Nous ne sommes pas là pour faire la morale au consommateur, encore moins pour le culpabiliser. Nous cherchons avant tout à lui montrer qu’il existe des alternatives plus économiques et écologiques que l’achat neuf. On peut réparer un appareil défectueux. […]
- Selon un sondage que vous venez de publier, les Français sont plutôt favorables aux produits d’occasion. Quels sont les facteurs qui expliquent cet engouement ?
Les résultats du sondage OpinionWay, que nous avons commandé à cette occasion, montrent en effet que près de 9 Français sur 10 se déclarent prêts à acheter des produits d’occasion et d’électroménager reconditionnés.
Mais on se rend également compte avec ce sondage que beaucoup de Français sont prêts à faire le Green Friday tout en continuant à acheter sous la bannière du Black Friday. Ils ne perçoivent pas l’ambivalence. Les résultats montrent que la surconsommation est une question de perception.
À l’inverse, on voit que le Green Friday est davantage perçu avec méfiance par le public, qui le soupçonne d’être une opération de greenwashing. Cela démontre que nous ne faisons peut-être pas assez de sensibilisation sur les conséquences du Black Friday.
- Quel est le profil des personnes qui achètent ces produits ?
Historiquement, il s’agissait d’un public qui venait essentiellement pour faire des économies. Les appareils électroménagers que nous vendons sont 30 à 60 % moins chers qu’en magasin. Cela entrait en cohérence avec l’objectif de rendre accessibles ces équipements. […]
- Un Français sur trois se reconnaît dans le Green Friday. Peut-on parler d’une prise de conscience écologique ?
On constate effectivement un réel engouement pour le marché reconditionné. Les ventes n’ont cessé d’augmenter ces dernières années, les produits reconditionnés se vendent très vite. Si je prends notre activité de dépannage, la demande est tellement forte que nous avons du mal à suivre. On sent qu’il y a une prise de conscience du public.
- 66 % des sondés hésitent encore à franchir le pas car ils confondent seconde main et produits reconditionnés. Quelle est la différence ?
Un produit de seconde main et d’occasion, c’est la même chose. Si vous cherchez, par exemple, un lave-linge, vous pourrez consulter des offres sur leboncoin. La différence avec le reconditionnement, c’est l’absence de garantie.
Au sein du Réseau Envie, cette dernière est de deux ans : les produits reconditionnés que nous vendons subissent un diagnostic avant d’être nettoyés. Les pièces qui ne fonctionnaient plus sont remplacées. Il faut compter cinq heures pour remettre en état un appareil. Et nous avons un service après-vente en cas de problème. Ce qui n’existe pas lorsque vous achetez un produit d’occasion.
- Quels seraient les leviers à mettre en place pour favoriser une culture du reconditionné ?
Cela passe avant tout par de la pédagogie et la sensibilisation. Aujourd’hui, lorsque j’entends quelqu’un parler de produit « recyclé », au lieu de produit « reconditionné », je suis obligé de le corriger. […]
Une interview réalisée par Bérénice Paul. Source (Exraits)
Le problème est que le Green Friday est plus connu et plébiscité que le Black Friday
Allons bon ! Ce me semblait bien être l’inverse le Black Friday étant outre relayé par tous les médias, mais aussi sur notre téléphone perso à tel point que cela devient énervant, limite écœurant cette marchandisation libérale. perso vivant en ruralité je ne connaissais pas le Green Friday… mais le bon sens campagnard veut les réparations avant tout achat neuf.
Amitiés
Michel
Aïe, j’ai fait une erreur, en fait je ne connaissais pas du tout le green Friday, et ma plume a fourché. Pourquoi donc ? Ce n’était même pas ironique, mais involontaire. Pardonnée ?
Bien sûr, pardonnée, comment ne le ferais-je pas pour une femme aussi charmante et cultivée… Un gentil tacle amical, sans arrière pensée.
Amitiés
Michel